CH. VII. — FRANCE. — DIOCESE DE CAMBRAI
ne fut plus qu'un vaste foyer d’incendie. Après ce sacrilège, la licence ne connut plus de frein.
Le mal ne cessa qu’à la reprise de la ville par Louis XIII; alors le sentiment catholique s’épanouit en liberté jusqu’à la révolution de 1793. Les catholiques avaient eu la faiblesse de détruire eux-mêmes leur belle église, de peur, comme pour les protestants, qu’elle ne servît de forteresse. Une seconde peste les en punit, et ils la rebâtirent en 1658 avec les matériaux provenant de l’église primitive1.
Figeac possédait une petite chapelle qui lui était chère et qui portait le vocable de Notre- Dame - de - Pitié, de l’époque carlovingienne, placée au-dessous du niveau de la rivière qui baigne ses murs. Elle est continuellement humide et néanmoins on y entre rarement sans y trouver des fidèles prosternés qui prient avec confiance
NOTRE-DAME-DE-VERDALE
Notre-Dame-de-Verdale, dans le Quercy,près de la petite ville de Saint-Ceré, fut d’abord un modeste lieu de pèlerinage à la tombe d’une tille pieuse d’illustre maison, qui s’y était réfugiée, pour y passer sa vie dans les prières et les bonnes œuvres. Les pauvres, ne pouvant plus jouir des bienfaits qu’elle répandait durant sa vie, comptèrent encore sur son intercession après sa mort. Au xie siècle, une petite chapelle y fut érigée en. l’honneur de la mère du Sauveur. En 1793, l’oratoire de Verdale fut livré aux flammes. Pendant l’incendie, un homme, se dévouant, pénétra par la fenêtre pour sauver la statue, et à peine était-il hors de danger que l’édifice s’écroula ; cette image, d’un bois grossièrement travaillé, est conservée dans l’église de Gora3.