‹ La Sainte ViergeChapitre 381 sur 1187 · Hamon, III · texte numérisé non relu

Hamon, III

2. Les enseignes de Roc-Amadour éditées par M. Forgeais n’ont rien de commun avec celles dont on vient de parler, mais elles n’ont pas moins leur intérêt et elles sont même quelquefois plus anciennes. Une première, d’après cet auteur, serait du XIVe siècle; elle a été trouvée au pont Saint-Michel, en 1854; elle porte en exergue : Sigillum Beate Marie de Rocamador, elle est semblable aux nombreux sceaux conservés aux Archives nationales; quatre appendices servaient d’anneaux pour les fixer probablement sur les vêtements.

Quatre plombs des XIIIe et XIVe siècles ont des dispositions analogues. Ils diffèrent des sceaux des Archives en ce que ceux-ci sont le plus souvent en cire et n’ont qu’une attache réunissant les bouts de rubans qui scellaient les chartes. Un sceau de 1308 que nous reproduisons ici représente la sainte Vierge tenant l’enfant Jésus debout entre deux vases de fleurs.

trouve qu’un Anglais ayant été pris par les soldats de Cahors fut mis en liberté aussitôt qu’on le reconnut pèlerin de Notre-Dame-de-Roc-Amadour. Les Anglais en usèrent de même. Ces enseignes en plomb portaient d’un côté l’image de la Vierge et de l’autre celle de saint Amadour.

NOTRE-DAME-DE-LUZECH

M. Tourette, architecte diocésain, a bien voulu nous signaler encore, parmi les plus anciennes madones du pays, Notre-Dame-de-Luzech ; malheureusement les statues de ce pays, à cause de leur situation et de la vétusté de leur bois qui rendrait le déplacement imprudent, ne peuvent être photographiées.

NOTRE-DAME-DE-FIGEAC

Le roi Pépin ayant fondé un monastère où est aujourd’hui Figeac, les pèlerins y vinrent en foule. L’abbé, pour ne pas laisser envahir son monastère par tous ces étrangers qui en troublaient la paix et souvent y apportaient la contagion, fit bâtir pour eux, sur un lieu élevé, un hospice et une église. On voulut plus tard en bâtir une plus vaste et, pour savoir où il convenait mieux de la construire, on eut recours aux prières. Le ciel les exauça et l'on aperçut sur la hauteur voisine un arbre fleuri, quoiqu’on fût alors en hiver. Sur la foi de ce signe, on y éleva en 816 une église dédiée 'à l’Assomption de la sainte Vierge, et qui porta le nom de Notre-Dame-la-Fleurie , ou Notre-Dame-du- Puy. Bientôt des miracles s’y opérèrent, et l’abbé érigea en paroisse l’église qui n’avait d’abord été construite que pour le service de l’hôpital.

Durant tout le moyen âge, la confiance et l’amour pour la Vierge du Puy allaient croissant jusqu’au jour néfaste, en 1576, où les protestants détruisirent toutes leséglises ; celle du Puyfut d’abord réservée pour y placer les livres et les souvenirs de ce qu’on appelait la superstition papiste; mais le capitaine protestant Duras, ennuyé de ce butin, y fit mettre le feu, et l’église si vénérée

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