‹ La Sainte ViergeChapitre 391 sur 1187 · M. l’abbé Bernard · texte numérisé non relu

M. l’abbé Bernard

CH. VII

FRANCE. — DIOCÈSE DE CAMBRAI

montant à l’an ioi4l 2,se dirige sur Notre-Damede-la-Réconciliation i. Son image miraculeuse est antique et très-célèbre; elle fut, dit-on, découverte par des bergers qui avaient remarqué avec surprise que leurs brebis s’arrêtaient et s’agenouillaient devant un buisson, où ils découvrirent une belle statue de la sainte Vierge3. Des manuscrits rapportent que Beaudoin, comte de Flandre, atteint d’une dyssenterie qui l’avait réduit à la dernière extrémité, fut guéri en recourant à la Vierge d’Esquermes. A partir de cette époque, la vénération pour la mère de Dieu n’a fait que grandir dans le cœur des Lillois. La statue ne diffère guère de celle de Notre -Damede-Tongres. On peut affirmer qu’elle remonte au moins au XIe siècle, puisque le dernier comte de Flandre, du nom de, Beaudoin, est mort en 11 114. En 1636, les jésuites, chargés de la chapelle et voulant faire revivre la loi qui s’endormait, imaginèrent de présenter la vie et la mort de la sainte Vierge sous une forme nouvelle, en honorant les sept voyages dont se compose son histoire, par sept oratoires distancés sur le chemin.

i° Le voyage de Marie au temple à l’àge de trois ans ;

2° Chez Elisabeth ;

30 A Bethléem ;

4° A Jérusalem, pour la présentation de Jésus au temple;

50 La fuite en Égypte et le retour;

6° Le deuxième voyage à Jérusalem, Jésus ayant douze ans, et le retour ;

70 Le voyage au calvaire 5.

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