‹ La Sainte ViergeChapitre 390 sur 1187 · Lettre particulière de M. l’abbé Bernard · texte numérisé non relu

Lettre particulière de M. l’abbé Bernard

célèbre. En 1793, on démolit 1 église ; la statue intacte jusqu’alors fut jetée dans les décombres, oubliée, puis achetée à prix d’argent par un fidèle qui l’emporta chez lui comme un trésor; il la donna à l’église Sainte-Catherine que la Révolution avait laissée debout comme un édifice sans importance. En 1842, la piété endormie sembla se réveiller. L’antique confrérie fut relevée par un rescrit de Grégoire XVI. Des miracles nouveaux se manifestèrent. Enfin, en 1853, on ouvrit une souscription pour élever une église monumentale à la place de celle détruite.

En 1854, anniversaire six fois séculaire du commencement des prodiges de Notre-Dame-dela-Treille, l’archevêque de Cambrai, pour relever le plus possible l’éclat de cette fête traditionnelle, obtint la faveur d’un jubilé. Au milieu d’un merveilleux concours de populations, il posa la première pierre le dimanche 2 juillet. Les décorations les plus splendides brillaient à toutes les fenêtres. Des députations historiques apportèrent les hommages de Tournai, Cambrai, Aire, etc. Enfin Notre-Dame-de-la-Treille, entourée d’une garde d’honneur, s’avança dans une châsse de sept mètres de hauteur, portée sur un brancard par douze ecclésiastiques en dalmatique d’or, au milieu de prêtres, chanoines, archevêques, évêques vêtus de chapes d’or, et du cardinal-archevêque de Reims. Le défilé de la procession dura plus d’une heure et demie. Après un concours ouvert à tous les architectes d'Europe, un premier prix de 10,000 francs fut obtenu par un puséiste de Londres, lequel, l’année même, entra dans le giron de l’Eglise catholique.

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