Bulletin J’arc/i
un livre gemmé; il porte une large tonsure et au-dessus de sa tète l’épigraphe MA. VS. Le long de la bande inférieure, peinte en rouge, on lit la mention de celui qui avait fait exécuter ces images. L’art et le type de la peinture semblent accuser le ixe ou le Xe siècle. Cette fresque est certainement beaucoup plus moderne que les autres peintures du cimetière d’Albano et se rapporte au temps des derniers pèlerinages dans ces cryptes sacrées.
Églises antiques. — Dès les premiers siècles, au-dessus des catacombes, la campagne romaine s’est garnie d’églises dont l’histoire nous a conservé le souvenir.
A Morena , dans les environs deTusculum, il existait un sanctuaire dont la munificence, de Léon IV nous révèle l'existence ; nous lisons dans sa vie (845 + 855) la nomenclature des dons qu’il octroya à plusieurs églises, entre autres à Santa-Maria-de-Morena et Santa-Maria-di- Frascati. ( In Ecclesia Sancta Genitricis Dei, quce ponitur in Morrenicofecitvestem , etc.)
Ces églises, dont plusieurs, on le voit, étaient placées sous le vocable de la sainte Vierge, devinrent le centre de colonies agricoles se substituant aux antiques villas romaines. Elles étaient déjà vénérables par leur ancienneté lorsque Léon IV leur fit ses largesses, et un siècle plus tard, après les cruelles invasions dont souffrit le Latium, elles étaient désertes et désolées.
La chronique bénédictine nous signale à Nepi, du temps de Théodoric, une église dédiée à la sainte Vierge *, une autre sous le roi Pépin, dite Sancta-Maria in Fundo-P olliano .
Sur les confins de la vallée Mariana s’élevait au x0 siècle une église intitulée Sancta-Maria-in- Diaconia. que nous signalent les bulles de 955 et de 962. Elle fut bientôt après abandonnée2.
Entre le huitième et le neuvième mille de l’Appia et de la Latine, il existait, en 950, un domaine appelé Palumbarium cum ecclesia deserta in honore Sanctce Mariœ D. genitricis,