‹ La Sainte ViergeChapitre 3 sur 1187 · D’Agincourt, pl. XII, Peint. n · texte numérisé non relu

D’Agincourt, pl. XII, Peint. n

CH. I. — ROME

CATACOMBES

prenant en elle la voyelle. On voit de même VRBCA pour VRBICA, DP pour DEP, c’est-àdire deposita.

Malheureusement nous n’avons pu voir cette fresque, le cimetière étant devenu inaccessible aux plus curieux explorateurs, et nous sommes forcé de nous en rapporter à la gravure. Le nimbe, le voile, l’altitude des mains, autant qu’on peut en juger de la sorte, nous paraissent appartenir au viiic siècle.

Dans ce même cimetière, on voyait encore représenté un crucifiement : Notre-Seigneur revêtu du colobium talaire, la sainte Vierge au pied de la croix, tous deux nimbés, et selon l’usage, depuis si répandu, le soleil et la lune figurés au-dessus de la scène1.

Bosio a reproduit aussi une Visitation qu’il dit avoir copiée dans le même cimetière'2.

On se tromperait en pensant que les catacombes ne forment qu’une étroite ceinture autour des murailles de Rome3. Les nécropoles des premiers chrétiens disséminées dans tout le Latium sont autant de témoins de la vaste diffusion de la foi et, hâtons-nous d'ajouter, du culte de Marie.

(Pl. CLII .) — Boldetti découvrit en 1720 celles d’Albano, dites alla Stella. Dans le fond d'une des cryptes où s’assemblaient les fidèles, au-dessus d'un tombeau qui semble avoir servi d’autel, on voit représentés à mi-corps le Sauveur entre la sainte Vierge et saint Smaragdus. Ce groupe a été plusieurs fois publié et toujours d’une manière inexacte. Jésus-Christ, figuré dans le style byzantin avec le nimbe cruciforme autour de la tète, tient un livre gemmé dans sa main droite. La sainte Vierge a la tète couverte d’un voile sombre; au-dessus, on lit cette inscription grecque en lettres latines tracées en blanc : MI¬ TER THEV.

A gauche de Notre-Seigneur, saint Smaragdus dirige une main vers le Sauveur et tient de l'autre

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