‹ La Sainte ViergeChapitre 407 sur 1187 · CH. VII. — FRANCE. — DIOCÈSE DE CHAMBÉRY · texte numérisé non relu

CH. VII. — FRANCE. — DIOCÈSE DE CHAMBÉRY

prétention de recommencer ses travaux; nous ne faisons donc que les rappeler ici devant les originaux. La madone de la Rose principale rentre ) dans le type hiératique roman. Elle est vue parfaitement de face et porte l’Enfant sur ses genoux exactement dans l’axe du groupe. Elle tient dans ses mains étendues des tiges de lis. L’enfant Jésus bénit de la droite, mais cette bénédiction ressemble au geste fier d’un commandement. Dans cette peinture la majesté et la force l’emportent sur la clémence; (Pl. CXIX.) D’autres vitraux du xne siècle nous montrent dans les plus belles verrières de la cathédrale l’arbre de Jessé, l’enfance du Sauveur et les principales scènes de la passion1.

La madone du portail, sculptée en pierre dans le tympan de la porte de droite, offre une attitude plus douce. Les mains n’ont d’autre occupation que de soutenir son fils. Du reste, le geste de Notre-Seigneur et la composition générale sont semblables à celles du vitrail; des anges adorateurs s’inclinent à droite et à gauche devant Marie. (Pl.CXXII.)

En dehors de Chartres, la contrée n’est pas dépourvue de vieux témoignages du culte de la sainte Vierge. Dans combien de lieux du Perche ne voit-on pas encore des chênes de la plus haute antiquité, des pierres et surtout des fontaines, qui remplacent, depuis un temps immémorial, les phylactères qu’y suspendaient les Percherons idolâtres? Tel est entre autres le vieux chêne de la Loupe connu dans la contrée sous le nom de chêne de la bonne Vierge. Cet arbre, dont les siècles ont rendu la tête chauve, en dépouillant sa cime de son feuillage, est depuis bien des années en possession de l’hommage et de la vénération des nombreuses générations d’hommes qui se sont succédé et ont passé sous son ombrage2; une statuette de la sainte Vierge est logée dans le tronc.

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