‹ La Sainte ViergeChapitre 413 sur 1187 · Rosier de Marie , III · texte numérisé non relu

Rosier de Marie , III

nient des biens temporels qui excitent des voleurs et engendrent des procès.

1793 ruina, pilla, incendia la basilique ; en 1795 la fureur révolutionnaire s’étant momentanément calmée, un bon chrétien, M. Jarreton, se rendit adjudicataire du loyer et y fit porter tout ce qu’on put trouver de calices et d’autres objets sacrés. Le jour de l’Ascension, après les cérémonies expiatoires, l’église fut bénie et l’antique statue, non pas celle qui était à l’église souterraine et qui a disparu, mais celle qu’on portait en procession, fut rendue à la vénération publique. De nouvelles persécutions chassèrent le culte et, en 1802 seulement, les temples se rouvrirent pour ne plus se fermer. La statue est assise, et cependant elle offre une attitude contournée, elle dépasse à peine om,3o. La pose de l’enfant Jésus est défectueuse.

Le chœur est orné de colonnes de om,45de diamètre; la troisième à droite, du côté de l’épître, porte dans son chapiteau une Assomption, représentée d’une façon très intéressante l. (Voir à l’Assomption.) Des fêtes magnifiques ont eu lieu en juin 1875 Pour Ie couronnement de Notre-Dame-du-Port et ont duré plusieurs jours 2.

Dans l’arrondissement de Clermont, on a compté plus de quarante sanctuaires dédiés à la sainte Vierge.

Bibliothèque de Clermont. — En quittant Notre-Dame-du-Port, donnons un coup d’œil aux vieux manuscrits que conserve la bibliothèque et qui nous fournissent aussi d’intéressants documents. M. Pilenski, si habile à reproduire les anciennes chartes, a bien voulu nous communiquer ses dessins concernant la sainte Vierge. C’est d’abord une madone, au commencement d’un manuscrit relatif à la vision d’un moine

1. Mallay, Essai sur les églises romanes du Puy-de-Dôme , 1 840 .PL 6.

2. Les Fèces du Cantal, Clermont-Ferrand, 1875, in-12. — Statue miraculeuse de Notre-Dame-du-Port , par M. l’abbé Chardon, 1873.

SANCTUAIRES ET IMAGES

Robert, et qui débute par ces mots qui semblent se rapporter à Notre-Dame-du-Port : « In nomine sanctæ et indivisibilis Trinitatis; « incidit visio cujusdam religiosi monachi

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Fac-similc d’une vignette de la Bibliothèque de Clermont, par M. Pilenski.

(i Roberti, quæ manifestata esse dinoscitur xvi « -die sept, super basilicam Dei genitricis Marie, « Arvernensis site édita ab Arnaldo quodam « diacono. »

Çette madone du xnc siècle est assise sur un trône de deux étages d’ornements. Son voile semble noué sur le front à la façon d’un madras. Elle est chaussée et pose les pieds sur un escabeau décoré comme' le trône; l’enfant Jésus bénit de la main droite et tient une croix de la gauche. Ce dessin est d’une grande barbarie.

M. Pilenski nous a montré aussi une madone ornant une initiale et qu’il a calquée dans la même bibliothèque. Quoiqu’elle soit debout, elle ne paraît pas moins ancienne que la précédente.

NOTRE-DAME-DE-LISSEUL

Notre- Dame- de -Lisseul est un des plus anciens sanctuaires élevés à la mère de Dieu. Il remonte au vne siècle et eut pour fondateur,

en 6po, saint Ménélé. C’est aujourd’hui une humble église de village de la structure la plus simple, où rien ne laisse soupçonner qu’elle ait remplacé un édifice important; c’était autrefois un lieu de pèlerinage très-fréquenté l.

MAUZAC.

A Mauzac, un bas-relief, du xe siècle, sur le tympan d’une porte de cloître, représente la sainte Vierge assise, couronnée et tenant l’enfant Jésus. Elle est accostée de plusieurs saints2.

notre-dame-d’authezat.

Notre-Dame-d’Authezat renferme une statue miraculeuse de la sainte Vierge, d’un bois dur et fort pesant, qu’on fait dater du ixe siècle. L’église gothique, dans laquelle on l’honore, paraît être du xie ou xne siècle, on la déplace une fois le vendredi saint 3.

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