Hamon, II
2, Tome XXII, 82.
SANCTUAIRES ET IMAGES
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amande. Les ligures de cet émail ont été champlevées dans une plaque de cuivre Tous les linéaments, comme les traits du visage, les doigts de l’enfant, comme les plis des vêtements, sont exprimés par une étroite bande de cuivre réservée sur le fond. Le noir est remplacé par le bleu foncé pour les tons les plus sourds, et par le rouge dans l’ombre des chairs ; le rouge remplit les sillons qui dessinent les pierres précieuses de la couronne. Les deux robes sont de couleur bleu céleste dégradé de blanc, l’une à manches justes descendant jusqu’au poignet, l’autre à manches larges. Le manteau bleu lapis, chaussures bleu lapis, ponctuées de rouge, le sceptre fleuronné, la tige verte interrompue par une boule rouge au-dessous du fleuron. Le Christ porte un manteau vert éclairé de jaune, une robe bleue nuancée de blanc.
Nous citons cet exemple, mais nous pourrions, à propos de Limoges, rappeler aussi un nombre considérable de statuettes de bronze fondues vers 1200. Assises sur un trône, ornées de peintures et d’émaux, couronnées, voilées, les yeux en émail noir, elles tiennent l’enfant Jésus sur le bras gauche. Il en existe encore un grand nombre dans différents pays, nous citerons, par exemple, la statuette du Louvre^deM. Basilewski, du duc deMontpensier, de Sauvetat, du museede Cluny, celle dessinée dans le moyen âge et la Renaissance par M. Victor Gay, etc. (Pl. CXXXIV.)