SAINTE- MARIE-EGYPTIENNE
Le dimanche, vers dix heures, lorsque les confrères de l’Oratoire revêtent leurs habits de choeur, on peut voir dans la sacristie un petit tableau byzantin peint sur une plaque de om,i5
Madone de Sainte-Marie-Égyptienne.
sur oni, 1 2 et qui représente la madone et l’enfant Jésus. Comme toujours, les chairs sont d’une teinte très-foncée et cachent presque sous leur ombre les traits du visage. Le carmin de la lèvre de Marie brille seul avec vivacité. Le dessin se distingue par la finesse de son exécution ; le manteau de la sainte Vierge est bleu et retenu par une jolie broche; son voile est bordé d’or; l’enfant tient un livre à tranches rouges. On a recouvert le fond d’or, sans doute détérioré, d’une couche d’ocre jaune sous laquelle ont disparu les nimbes et le MvrrspOsou. C’est encore une des innombrables œuvres que l’Orient nous a envoyées sous un type invariable; il est fort difficile de se hasarder à lui assigner une époque.