‹ La Sainte ViergeChapitre 501 sur 1187 · Id., IV · texte numérisé non relu

Id., IV

CH. VIII. — FRANCE

septième année du règne de Lothaire Ier, c’està-dire en 847, un seigneur donna aux bénédictins de Moissac, pour y bâtir un monastère, un emplacement désigné dans l’acte sous le nom de Castrum Cerrucium prope Garumnam. Les religieux ayant placé dans leui église une statue de la sainte Vierge, la dévotion des peuples se porta vers ce sanctuaire.

Sur le portail de l’église de Moissac sur le Tarn, appartenant aux bénédictins, on voit une Vierge du xiie siècle, tenant l’enfant Jésus dans ses bras. (PL CXV1II.)

NOTRE-DAME-DE-LIVRON

Depuis le onzième siècle, le sanctuaire de Notre-Dame-de-Livron 1 est fréquenté par les populations laborieuses et fidèles des contrées qui l’entourent, et tous les ans, principalement à la Pentecôte et à la retraite de septembre, des pèlerins de tout âge et de toute condition y viennent, avec confiance, porter leurs vœux et leurs prières. Situé à l’extrémité orientale du Quercy, sur les frontières du Rouergue, et sous les murs de Caylus, ce pèlerinage tient une place importante dans l’histoire du pays et on peut dire qu’il est sa meilleure gloire. Plusieurs fois séculaire, caché comme un nid d oiseau dans les rochers, éloigné des populations et des voies ferrées, il conserve encore sa physionomie antique. Les pèlerins y arrivent comme autrefois, avec les pieds poudreux et après les fatigues d’une longue route; ils ont gardé ces habitudes simples et austères qui caractérisent une population vigoureuse.

Lorsque, en sortant de Caylus, le voyageur prend la route de Cahors, il suit le flanc d’une montagne chargée de vignes et, après un quart d’heure de marche, il aperçoit, à sa gauche, une petite et étroite vallée, dont l’aspect, pendant la belle saison, est magnifique. C’est au fond de cette vallée qu’on trouve la chapelle de Notre- Dame-de-Livron, abritée de trois côtés par

1. Pèlerinage de Notre-Dame-de-Livron } par le révérend père Caries. Toulouse, 1873, in-18.

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