De Guilhermy, Description de N.-D.. 1856, p
« Comme les tympans des deux autres portes celui de la porte Sainte-Anne se partage dans sa hauteur en trois zones. Les additions faites au xme siècle, pour le compléter, ont introduit dans les sujets une espèce de surabondance, une confusion même, qui n’existaient pas dans le principe. L’histoire de sainte Anne et celle de la Vierge s’y mêlent avec un certain désordre dans la partie inférieure, qui appartient au xme siècle, tandis que la sculpture romane se présente audessus avec une régularité parfaitement claire1. La seconde zone est romane. La Vierge a monté les quinze degrés du temple et elle prie; cette première figure appartient au xme siècle; tout le reste est du xne. s Et plus loin, « l’ange Gabriel debout, tenant de la main gauche un sceptre à moitié brisé; la Vierge déclarant qu’elle est soumise à la volonté de Dieu; la Vierge et sa cousine Élisabeth ; elles enlacent leurs bras pour s’embrasser. La Vierge couchée sur un lit; vers les pieds, l’enfant Jésus dans sa crèche, tout emmaillotté de bandelettes; le bœuf et l’âne qui montrent leurs têtes et réchauffent de leur haleine le nouveau-né ; dans un cercle de nuages, trois anges qui admirent le mystère d’un Dieu fait homme. Deux bergers appuyés sur de longs bâtons, etc.
<1 Au sommet du tympan les personnages sont beaucoup plus grands que dans les deux pre-
Nativité de N. S. au portail de Sainte-Anne.
mières parties. La Vierge est assise sur un banc décoré d’arcatures et couvert d’étoffe; elle porte couronne, voile, robe et manteau; de la main