SAINT-FRONT
iE3): i le diocèse de Périgueux ne contient pas de pèlerinages renommés, il nous offre un nombre considérable d’églises importantes qui doivent au culte de la sainte Vierge leurs origines et leurs magnificences. A Périgueux comme à >v!) Chartres, on lit encore une inscription placée au-dessus d’un autel de l’église de la cité : Virgini pariturœ.
Saint Front, son premier évêque, élève au Ier siècle un autel en l’honneur de Marie. Au vie siècle, une basilique couvre l’oratoire primitif et se trouve lui-même remplacé au xi9 par la magnifique église byzantine qui rivalise avec Saint-Marc de Venise ou Sainte-Sophie de Constantinople. Le 28 janvier 1551, les protestants pillent et dévastent les richesses du trésor; après avoir pris les objets précieux, ils laissent les ossements dans un jardin où les fidèles les recueillent. Dans le pillage disparut une relique, objet de grande vénération sous le nom de sainte Coiffe ; c’était un voile de la sainte Vierge, apporté de Palestine par Pierre d’Anton,
seigneur de Bernardières; la statue a également disparu 1.
NOTRE-DAME— DE — REIBES
Notre-Dame-de-Reibes, à la porte de Brantôme, fut fondée en 769 par Charlemagne, qui avait établi dans ce lieu une magnifique église sous le vocable de l’Assomption. Détruite en 1793 elle n’a laissé que des pierres. La statue fut précisément sauvée par le chef des profanateurs; elle récompensa l'hospitalité qu’elle reçut chez lui par la conversion éclatante de sa femme au lit de mort 2.
NOTRE-DAME- DE- LA-GARDE
Notre-Dame-de-la-Garde existait avant l’an 93 ; elle jouissait du droit d’asile. On y vénérait une statue de la mère de Dieu. Cette statue, retirée pour quelques pièces d’argent de la maison d’un révolutionnaire sacrilège qui allait la briser , fut sauvée et placée dans l’église voisine de Saint-Laurent-sur-Manoir. Le plus ancien titre connu qui en fasse mention la con-