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CH. VIII

FRANCE. — DIOCÈSE DE PARIS

66 1. — Une croix pectorale, avec émail cloisonné, travail byzantin en argent, antérieur au Xe siècle. Le buste de la sainte Vierge se trouve dans le croisillon de droite. Sur l'autre face de la croix, la ligure en pied de la Vierge occupe le milieu de la hampe; les deux lettres M.-0. sont placées à droite et à gauche de sa tête.

662. — Coffret en émail fond bleu, ayant servi de reliquaire ; sur la face latérale de droite, on a représenté le crucifiement, la sainte Vierge et saint Jean, le soleil et la lune, les deux soldats (xte siècle).

667. — Plaque en émail fond bleu, idem. Hauteur de la plaque, om,2o; largeur, om,io; largeur totale, om,i8, a dû servir à la couverture d’un livre.

5152. — Une plaque de cuivre gravée en intaille (xiic siècle). •

1476. — Autel domestique à volets en bois p’int avec appliques en ivoire. La mère de Dieu, assise sur un trône, offre son divin fils à l’adoration des fidèles. Premières années du xie siècle.

Collection Dupont-Auberville. — La collection de M. Dupont-Auberville fournit à notre sujet un tissu attribué au xe ou xie siècle, fabriqué dans le Nord, et qui figure une série de madones semblables. La sainte Vierge, de om,4o, est assise avec l’Enfant sur ses genoux et dans l’axe du groupe à la manière archaïque. Les têtes et les mains sont uniformes, sans indication des traits. L'enfant Jésus tient un rouleau dans cha¬

cune de ses mains. Il porte un nimbe crucifère. Dans l’intervalle des madones on remarque un semis de fleurs de lis1. La figure de Marie, portée triomphalement sur les sommets des cathédrales, taillée dans le marbre et la pierre ciselée sur le bronze, peinte dans les fresques et les manuscrits, reflète ici son image jusque sous la navette des tisserands ; dans les âges de foi, elle se retrouvait partout sous la main et les yeux de ses enfants.

Divers. — Le cabinet de M. Julien Durand, si riche en documents bibliographiques, contient quelques originaux, notamment une madone de bois noir qui paraît fort ancienne.

Notons encore dans la collection de M. Gauchez une plaque d'ivoire qui nous semble du xiT siècle, et dans laquelle nous voyons Notre- Seigneur entre la sainte Vierge et saint Jean. Le geste de Marie est le même que dans le Crucifiement ; les plis de sa tunique ont une régularité et un jet tout à fait archaïques.

La collection de M. Dugay renferme un Couronnement de la sainte Vierge d’une époque fort reculée 2.

M. Rey possède un magnifique plat byzantin dans lequel la sainte Vierge apparaît dans une scène du Crucifiement.

1. La fleur de lis, comme on le sait, apparut longtemps avant le XIIIe siècle sur la couronne des souverains et notamment dans les mains de Marie, dont le sceptre virginal est ainsi terminé.

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