‹ La Sainte ViergeChapitre 577 sur 1187 · Id., II · texte numérisé non relu

Id., II

montagne une foule de maisons religieuses et de bienfaisance. Les bénédictins y étaient déjà établis en 993 , saint Dominique installa luimême les dominicains en 1221; 1,800 profès s’y trouvaient en 1449 ; puis les cordeliers, les jésuites, les capucins en 1607, les chartreux, les prémontrés, les frères des écoles chrétiennes; les clarisses, les dominicaines en 1605, les ursulines, les visitandines en 1630, Notre-Damedu-Refuge, etc., s’y fixèrent successivement. Le culte de la sainte Vierge au Puy a retrouvé son ancienne splendeur devant la statue de Notre- Dame-de-France, érigée sur le mont Corneille.

Mgr Morlhon, évêque du Puy, ayant eu la pensée d’élever une statue colossale à la sainte Vierge, provoqua un concours dans lequel M. Bonassieux obtint le prix sur cinquantequatre concurrents. Au moment de la proclamation du dogme de l’Immaculée-Conception, le 10 décembre 1854, on pose la première pierre d’un monument commémoratif de ce grand fait religieux. Les offrandes arrivent en abondance. Le maréchal Pélissier écrit au Puy : a Demandez des canons à l’empereur, il nous dira de les prendre et nous les prendrons ». Les canons sont promis, et trois jours après Sébastopol est emporté et les canons viennent fournir leur métal à la victorieuse image de Marie.

Le 19 avril 1856, 150,000 kilos de fonte de fer en bouches à feu sont mis à la disposition de l’évêque; après quatre ans de travaux, en septembre 1860, la statue est terminée et les énormes blocs dont elle se compose sont hissés et dressés sur la montagne. Le piédestal a 7 mètres au-dessus du rocher; le rocher, 757 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La Vierge, debout sur une demi-sphère, écrase la tête du serpent, long de 17 mètres ; elle tient sur son bras le divin enfant qui bénit la France. Les pieds ont im,92, la chevelure 7 mètres, l’avantbras 3m,75, la main 1 nï , 5 <5 .

Une magnifique inauguration, le 12 septembre 1860, fut digne du monument1.

1. Hamon, II, 265. Voyez l’intéressant article publié, en 1862, dans le Magasin pittoresque, page 292.

SANCTUAIRES ET IMAGES

L’église est bâtie sur le sommet du mont Anis, au pied du mont Corneille ; il faut d'abord gravir la montagne par une pente très-rapide, puis 120 degrés qui servent de perron pour arriver dans l’intérieur de l’église. Cet immense perron est compris sous un vestibule dans lequel on remarque deux chapelles, l’une dédiée à saint Martin de Tours, l'autre à saint Gilles1.

Nous ne faisons que rappeler ici le fameux sarcophage du musée qui nous olfre saint Joseph et la sainte Vierge ; on en a vu la description dans le premier volume.

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