Voici quelques représentations de N.-D. du Puy
i° Médaille de la confrérie des Chaperons-Blancs, 1182 ;
20 Image en plomb du commencement du XIIIe siècle;
3° Gravure de Sarret, 1620. — Derrière un autel. (Bulletin du Comité de la langue, IV, 698.);
40 Dessin de Faujas de Saint-Fond, 1778.
CH. IX
FRANCE. — DIOCESE DU PUY
victimes de l’encombrement. En 1701, au dixième jubilé, des précautions furent prises et on n'eut à déplorer aucun accident, non plus qu’au jubilé de 1785, où ne vinrent pas moins de 80,000 pèlerins. Après tous les malheurs de la France et malgré le bouleversement dans les idées et dans les choses, on accourut, comme autrefois, au jubilé de 1842, et il s’y trouva 150,000 pèlerins.
Cette dévotion à Notre-Dame-du-Puy y lit affluer une énorme quantité de donations en terres, fiefs , reliques , manuscrits précieux, splendides ornements du culte, vases sacrés, etc. C étaient des témoignages de reconnaissance pour les miracles innombrables obtenus dans l’ordre spirituel et l’ordre temporel par l’intercession de Marie i.
ETn des plus touchants parmi ces ex-voto est la fameuse bible que Théodulphe écrivit dans les prisons d’Angers et qu’il promit de donner à N. -D. du Puy s’il était délivré. L’empereur Louis le Débonnaire, sur ces entrefaites, passant devant sa prison, l’entendit chanter un cantique dont il fut charmé, il lui donna la liberté et le manuscrit fut aussitôt déposé dans le trésor du Puy. (Notice de Mgr de Bonald à la fin du manuscrit.)
D’insignes privilèges furent accordés aux évêques du Puy; plusieurs papes, par bulles expresses, les déclarèrent soustraits à toute juridiction métropolitaine, suflfagants du saint-siège, duquel ils devaient relever, comme les primats et les patriarches. Saint Léon IX avait proclamé l’église du Puy le premier sanctuaire du royaume, à cause de cette dévotion spéciale à la sainte Vierge. Les chanoines même , dans certaines occasions, avaient le droit de porter la mitre et la crosse 2.
La Révolution fit disparaître ces privilèges et le siège épiscopal lui-même. Mais dès que le Concordat de 1804 eut rendu au Puy son évêque, le saint-siège le décora aussitôt du pallium, seul privilège resté de ce glorieux passé.
L’amour et la vénération pour Notre-Damedu-Puy ne tardèrent pas à attirer sur la sainte