Id., III
l'époque des croisades et donné par un comte d’Armagnac à la chapelle de Saint-Pierre, qui appartenait au château de Coupiac. Le saint voile, caché en 93 par un serrurier dans le soufflet de sa forge, fut remis après la Terreur entre les mains du curé et il attire encore une foule de pèlerins. Les guérisons sont si nombreuses, assure le curé de Coupiac, qu’il faudrait de gros volumes pour les écrire en détail1.
notre-dame-d’orient.
Notre-Dame-d’Orient, près de Saint-Sernin, nous montre, à son origine, la légende si fréquente du bœuf amenant la découverte de la sainte image. Cet animal, dit-on, négligeant sa pâture, se tenait constamment au même endroit en poussant des mugissements prolongés. On fouille le lieu ainsi désigné avec une pioche et l’on y découvre une grande brique portant l’empreinte de la sainte Vierge. Rien n’indique à quelle époque se seraient accomplis ces merveilleux événements; on sait seulement par des actes authentiques que des fondations pieuses auraient eu lieu bien avant l’année 1282. Le sanctuaire élevé par la foi et la piété des populations subsista jusqu’à la moitié du xvie siècle; les guerres religieuses le dépouillèrent alors de toutes ses richesses et renversèrent le sanctuaire ; l image de Marie disparut dans les ruines. Au xvne siècle, les miracles multiplièrent les pèlerinages, et les dix religieux capucins qui desservaient l’église, ne pouvant suffire à l’administration des sacrements, étaient obligés d’appeler d’autres confesseurs à l’époque surtout de la Nativité. La révolution de 93 chassa de ce lieu ceux qui n’y faisaient que du bien, vendit leur maison et leur église. Heureusement en 1823, les filles de Saint-Benoît vinrent s’établir dans cette solitude et ont rendu la vie au monastère et à l’église, dont les populations ont repris le chemin avec des pèlerinages toujours croissants 2.