CH. IX. — FRANCE. — DIOCÈSE DE RODEZ
NOTRE-DAME- D’EST A BLE S
Notre-Dame-d’Estables, honorée dans le principe sur le plateau de la montagne voisine, en descendit pendant la nuit, dit la tradition locale, et alla se placer dans la vallée d’Estables, sur un sureau. Une dame du voisinage y ht bâtir une chapelle. Voilà pourquoi lorsqu’on démolit naguère le porche pour agrandir l’église, on vit sortant du milieu de la maçonnerie un vieux tronc de sureau ; et quand on abattit la porte, on trouva non-seulement le sureau lui-même traversant les murailles du haut en bas, mais ensuite des racines tenant au tronc et allant puiser leur vie au dehors dans le terrain voisin. La découverte de cet arbre, caché depuis au moins huit cents ans, continua la tradition populaire et ranima considérablement la foi.
La chapelle d’Estables remonte au xie ou xne siècle.
La statue qu’on y vénère est du même temps. La Vierge est assise et l’enfant Jésus, sur les genoux de sa mère, bénit le peuple de la main droite. En 93, une femme pieuse la sauva et la rendit à l’église où elle amène une foule considérable, surtout le jour de l’Assomption. Les guérisons et les miracles y sont très-nombreux1.