Id-, V
1217 on ne s’occupait plus que des parties accessoires de ce travail1.
Les Normands, piqués d’honneur en voyant s’élever la cathédrale de Chartres, entreprirent de l’imiter. L’église fut comblée d’offrandes, et des fondations pour les chants abondèrent en 1363, inspirées peut-être par la beauté àeY Inviolata, l’antienne Sancta et immaculata, le Regina Cœli et l’antienne QÂve cnjus conceptio qu’on répétait alors souvent dans l’Eglise. Richard Cœur-de-Lion ordonna, par son testament, que son cœur reposerait sous les voûtes de Notre-Dame de Rouen3. (Voy. Sceau du chapitre, PI. CXXXII.)
Vers la fin du xvie siècle, les calvinistes ayant pillé la cathédrale et brûlé ses reliques, la cathédrale en obtint d’autres au monastère de Corbie , savoir : un peu de lait de la sainte Vierge, quelques parcelles de sa ceinture, de ses vêtements, de son suaire, de son sépulcre, de ses cheveux, etc. Une châsse magnifique, destinée à les contenir, fut volée en 1793. Une foule d’églises et de chapelles ont disparu sous le souffle révolutionnaire3.
NOTRE- DA ME-DES -G RÊVES
Au faubourg du Pollet, une chapelle de la Vierge remonte par son origine au xie siècle. Sous le nom de Notre-Dame-des-Grèves, un équipage anglais, sur le point de faire naufrage, fait vœu d’élever une chapelle à la Vierge. Aussitôt le temps se calme, l’équipage peut prendre terre. On fouille dans le sable pour fonder la chapelle et on y trouve une statue de la Vierge qui en détermine clairement remplacement et fait appeler la chapelle Notre-Dame-des-Grèves.