‹ La Sainte ViergeChapitre 611 sur 1187 · Hamon, VI · texte numérisé non relu

Hamon, VI

accompagnèrent la découverte. C’est ainsi que Notre-Dame-des-Épines-Fleuries fut trouvée sur un roc buissonneux, non loin de la plus haute cime du Jura, en redescendant un peu de son versant occidental. Le château voisin était occupé par la veuve d’un homme qui avait perdu la vie en terre sainte. Dans une de ces promenades, elle arrive au buisson d’épines qui terminait la longue avenue de son château. L’hiver finissait à peine, elle voit avec surprise un de ces buissons chargé de fleurs, elle en cueille une branche, et chaque jour elle en récolte une autre qu’elle place dans son oratoire, au-dessous d’une image de Marie; une fois retenue longtemps par le soin des pauvres, elle arrive tard au buisson et est fort effrayée de le voir resplendissant de lumières ; elle approche, cueille sa branche et reprend le chemin du manoir. Mais pour avoir la clef du mystère, elle y revient le lendemain avec son chapelain et un serviteur fidèle, et ils sont témoins du même phénomène. On s’approche du buisson, on y voit une statuette de la sainte Vierge, devant laquelle le chapelain s’agenouille en disant : « Je vous salue, Marie pleine de grâce. » Il la soulève avec respect et l’apporte au château* Mais le lendemain elle revint au buisson et on comprit que la sainte Vierge voulait qu’on lui élevât là un sanctuaire.

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