Id., VII
SANCTUAIRES ET IMAGES
bâtie dès les premières années du xne siècle, dans une clairière de la forêt de Laws, sur la rive du Rhône, à l’ouest de Bourg-Saint-Andéol, est célèbre par ses pèlerinages1.
N 0TR E-DAME — D ’a Y.
Notre-Dame-d’Ay, près Satillieu, est appelée Capella de oAgio, dans un diplôme de sauvegarde que l’empereur Frédéric Barberousse accorda, en xi 84, à l’abbaye bénédictine de Saint- Claude, dans le Jura. La statue noire qu’on y vénère ne paraît pas remonter beaucoup plus haut2. Elle est assise; elle aurait debout 1 mètre de hauteur; malheureusement on l’a restaurée.
CONCLUSION
Si prolongée qu’ait été l’exploration des innombrables sanctuaires élevés en France à la trèssainte Vierge, si fatigantes peut-être qu’aient été leurs descriptions multipliées, nous demandons cependant à nos lecteurs de donner à cette grande dévotion un instant de plus d’attention, de jeter encore sur les pages qu’ils viennent de parcourir un regard général qui les résume.
Nous avons vu d’abord les plus anciennes légendes prendre les forêts pour théâtre de leurs prodiges ; car une légende porte souvent en ellemême la caractéristique qui nous permet de juger son âge. Dès les premiers siècles, Notre- Dame-de-Faigne, près du Mans, nous apparaît suspendue au hêtre qui lui donne son nom ; dans les environs de Saint-Flour, Notre-Dame-des- Miracles se manifeste dès le vie siècle, au milieu d une forêt illuminée par sa présence ; en Alsace, dans un temps immémorial, une statue de la Vierge descend sur la branche d’un arbre dans les bois de Thumeneau. Avec les siècles,