‹ La Sainte ViergeChapitre 700 sur 1187 · Gumppenberg, At las Ma.ria.nus. XII · texte numérisé non relu

Gumppenberg, At las Ma.ria.nus. XII

2. Ou conserve au cabinet des Estampes, dans la topographie de Barcelone, des dessins qui représentent ce paysage vu de la mer et le singulier aspect de ce groupe de montagnes.

fique, Igualada, Calaf, Manresa et les environs à une vingtaine de lieues. Une autre forteresse, dite Santa-Cecilia, protège l’accès de la montagne du côté le plus facile.

Vue de Montserrat.

Avant qu’on eût trouvé dans le cœur de la montagne la précieuse image de Marie , quatre ermites sur le sommet avaient leurs habitations et y chantaient les louanges du Seigneur, ceux de S.-Acisclo, de Nuestra-Senora, de San-Pedro et de San-Martino.

Le père Argaiz, chroniqueur de la religion de Saint-Benoît, prétend que l’image de Montserrat fut sculptée par saint Luc à Jérusalem, ce qui lui valut ainsi son surnom de Jerosolimitana. Au début de la prédication chrétienne en Espagne, saint Pierre donna plusieurs images pour exciter la dévotion des fidèles; l’une d’elles, qu’il envoya au premier évêque de Barcelone, saint Etereo, fut l’objet d'une grande vénération de la part de l’évêque saint Severo et de la sainte taumaturge de Barcelone Eulalie. Saint Paciano, évêque, qui florissait dans le IVe siècle, l’exposa sur le principal autel de sa cathédrale. Pendant plus de trois siècles, elle fut pour Barcelone et la Catalogne la consolation des affligés et l’espoir des infirmes.

Avant que l’Espagne eût éprouvé le fléau de la guerre, le trésor de Montserrat renfermait des richesses inappréciables ; on peut en avoir une idée par la valeur seule de la couronne qui ornait le front de la statue et qui était estimée un million de francs.

En 714, à l’approche des Arabes, les chrétiens,

CH. X

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