‹ La Sainte ViergeChapitre 714 sur 1187 · Gumppenberg, XII · texte numérisé non relu

Gumppenberg, XII

CH. X. — ESPAGNE

GUARRAZAR.

Dieu, que des miracles avaient déjà rendue très-célèbre, et l’on dit que le navire qui la portait ne dut son salut qu’à l’intervention efficace de la sainte Vierge. Dans une tempête furieuse, le naufrage était imminent, lorsqu’il fut détourné par la prière de l’équipage prosterné aux pieds de la madone. Ce miracle, raconté par les hommes du navire, ne fit qu’accroître la vénération du peuple pour cette Vierge, qu’on attendait avec impatience.

Lors de l’invasion des Maures, on la cacha soigneusement dans une grotte avec les ossements de saint Fulgence, frère de saint Léandre, et un écrit qui devait attester l’authenticité de l’image. Les malheurs de l’Espagne la firent oublier. Six cents ans après, la sainte Vierge apparut, au milieu de rayons de lumière, à un berger à qui elle montra la grotte, en lui disant d’annoncer cette heureuse nouvelle à ses concitoyens. On fit des fouilles dans la grotte, et l’on trouva la statuette dans un tombeau de marbre, avec la charte et les restes de saint Fulgence. Elle est en bois d’un brun foncé, tenant dans ses bras l’enfant Jésus vêtu d’une robe blanche. Pour la placer, le roi Alphonse XI fit élever une église en l'honneur de la sainte Vierge. Jean Ier la donna aux pères de Saint-Jérôme, et, depuis, les dons en or et en argent affluent de tous côtés 1.

On raconte une histoire presque identique pour l’image de Jarava2.

Cette dévotion de Notre-Dame-de-Guadalupa, comme on sait, fut transportée au Mexique. Là, le samedi 9 décembre 1531, peu d’années après la conquête de Mexico, la sainte Vierge apparut sur la colline de Tepeyacac, près de cette ville, à un pauvre Indien récemment converti, et appelé Juan Diego. Après divers prodiges que l’archevêque ne voulait pas croire, la précieuse image de la sainte Vierge se peignit tout à coup sur le manteau de l’Indien, copie miraculeuse

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