‹ La Sainte ViergeChapitre 763 sur 1187 · BELGIQUE · texte numérisé non relu

BELGIQUE

van T de pénétrer dans les sanctuaires belges , nous devons remercier de son concours le jeune supérieur du monastère bénédictin de Maredsons , dom Gérard Van Caloen, plus angéliques vertus une ion , et qui a bien voulu préparer un travail spécial sur le sujet qui nous occupe. La plupart des pages qu’on va lire et des renseignements qu’on y trouvera ont été empruntés à ses recherches. Nous les livrons donc au public avec confiance et avec une vive reconnaissance pour leur pieux auteur.

Il est hors de doute aujourd’hui que le culte de Marie, partout contemporain de la foi, remonte à saint Materne lui-même ; il est donc indispensable, avant de visiter ces vénérables églises, de nous arrêter quelques instants au seuil pour contempler ses grands souvenirs.

Une tradition antique attribue à ce premier apôtre de la Gaule-Belgique la fondation de plusieurs églises, que toutes il aurait consacrées à la sainte Vierge. L’époque de la mission de saint Materne avec ses deux compagnons, saint Eucher

et saint Valère, est une question historique qui a été fort controversée, mais qui paraît actuellement tranchée par les savants travaux du bollandiste PérierL C’est à la fin du me siècle et au commencement du ive qu’il faut placer leurs travaux apostoliques, et non au Ier, comme l’avaient cru plusieurs auteurs trompés par la qualification de discipulus sancti Pétri , que donnaient à saint Materne d’anciennes chroniques.

La première de ces églises fut celle de Tongres; c’est le moine Gilles d’Orval, au xii6 siècle, qui le premier recueille cette tradition et nous la livre en ces termes : a Damnatur cultura Jovis, Junonisque ac Veneris extruitur templum beatæ Mariæ perpetuæ virginis 2. s

L’auteur du Chronicon magnum Belgii répète cette tradition et ajoute : a Ista dicitur prima ecclesia in honorem beatæ Mariæ consecrata ex ista parte Alpium... fertur quod omnes ecclesias quas beatus Maternus in illâ diœcesi consecravit, beatæ Mariæ consecravit quamvis post aliter ab aliis denominatæ sint. >

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