‹ La Sainte ViergeChapitre 831 sur 1187 · Wilthem, id., p. 197, pl. L, Cg · texte numérisé non relu

Wilthem, id., p. 197, pl. L, Cg

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SANCTUAIRES ET IMAGES

touchant souvenir de la dévotion de l’architecte envers la sainte Vierge; on y voit Heimo offrant à Marie un chapiteau qu’il vient de sculpter et que la sainte patronne s’empresse de saisir. Les noms des personnages inscrits au-dessus de leur tête ne permet aucun doute sur la signification de cette scène1.

Le sceau de Notre-Dame de Maastricht portait l’effigie de la sainte Vierge, assise, couronnée, nimbée, avec un livre à la main gauche et un sceptre de la droite. Les annales de l’Académie de Belgique en ont publié une empreinte de 1225.

L’église Saint-Servais de Maëstricht conserve un autel roman dédié à la sainte Vierge et qui mérite notre attention. Au-dessus de la table sacrée, soutenue par six colonnettes, s’élève un retable, orné dans le milieu de deux bas-reliefs. Le premier, compris dans une sorte de fronton demi-circulaire, représente le Sauveur qui couronne saint Pierre et saint Servais. On lit une inscription sur le cadre. Au-dessous, la sainte Vierge, assise et tenant l'enfant Jésus sur le bras gauche, est entourée d’une auréole que soutiennent deux anges ; sur le champ du haut est gravée une seconde inscriprion.

Lorsque l’église Saint-Servais fut rendue au culte par le Concordat, on voulut adosser des stalles contre le bas-relief; et comme les saillies gênaient les ouvriers, on se permit de les abattre, de sorte que la sainte Vierge et les anges sont aujourd’hui tout à fait mutilés ; les plis du bas de la robe de la madone ont été seuls respectés. Cette sculpture était peinte, enrichie d’émail, de cristal et de pierreries. Nous l’avons restaurée sur notre dessin. (PI. CXXXVI.) Ce monument formait le maître-autel à l’extrémité de la grande nef de l’église; deux autels collatéraux, dont un existe encore, se trouvaient de côté sur les galeries supérieures de la chapelle de la sainte Vierge2.

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