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au chœur. Les cloches tintent et la messe est célébrée1.
Osbern, grand chantre de Cantorbery du temps de Lanfranc, écrivit, pour lui obéir, la vie de saint Dunstan ( + 988). Il nous rapporte dans cette histoire des usages intéressants de ce temps. Le jour de la purification, le peuple, dit-il, venait avec une grande dévotion à l’église de Notre-Dame à Glastonbury; parmi les autres se trouvaient Herstan, le père de saint Dunstan, et Kinedrida, sa mère, qui était enceinte. Tout le monde avec des cierges en main assistait à la messe solennelle, jusqu’à l’Évangile, où tous les cierges furent éteints à la fois et le temple plongé dans l’obscurité. Le peuple se tenait dans le recueillement, lorsque tout à coup le cierge de la mère de saint Dunstan se ralluma spontanément et communiqua sa flamme à tous les autres cierges. Dieu voulait montrer par ce miracle comment cet enfant deviendrait plus tard la lumière qui dissiperait les ténèbres de son pays2.
Un présage bien différent est rapporté par Roger de Wendover, au sujet du roi Etienne ( + 1154). Lorsque celui-ci était assiégé dans Lincoln par l’impératrice Mathilde, le jour de la Chandeleur, il vint entendre la messe à la cathédrale, mais son cierge tomba et s’éteignit pendant que la pyxide tombait sur l’autel avec le corps du Christ.
Les cierges portés en procession devaient appartenir à l’église. Les lois anglo-saxonnes et les rois danois les constituèrent en tribut. Le roi Ethelred décréta que le tribut de cire serait payé à la Chandeleur 3.
oAnnonciation. — Toutle monde convient que la célébration de l’Annonciation remonte au moins au ve siècle. Les Eglises grecque et latine la mettent au 25 mars. Cependant, comme elle tombe en carême, l’Église de Tolède, à une certaine époque, la célébrait huit jours avant Noël.
1. P. Brigdett, Our Lady’ s dowry , page 225. Op. D. Lanf ranci, tome 1, page 96.