‹ La Sainte ViergeChapitre 852 sur 1187 · P. Bridgett, page · texte numérisé non relu

P. Bridgett, page

CH. XII

ANGLETERRE

désaltérer tant de gens, s’adressa avec grande confiance à Notre-Dame et obtint par ses prières la répétition du miracle de Cana pour le breuvage de ses botes1.

Samedi. — On raconte dans la vie de saint Godric, qui mourut au xiT siècle, et dont les vertus et les miracles sont rappelés par un témoin oculaire, Reginald de Durham, que chaque samedi il allait porter des aumônes pour 1 amour de la mère de Dieu. Un vendredi soir il s’aperçut qu’il n’y avait plus rien dans l’ermitage, alors il commanda de tendre un filet dans la prairie; quoique cette prairie fut desséchée, on trouva le lendemain un blaireau pris au piège; on acheta du pain à Durham poürle prix de la peau, et les pauvres du samedi eurent leur aumône abondante; aussi saint Godric avait-il coutume de dire que, lorsque le cœur est riche, la main trouve toujours de quoi donner2.

Un argument en faveur de la consécration du samedi à la sainte Vierge est la messe votive fixée ce jour de la semaine par Alcuin. Il est du moins certain que cette consécration du samedi est antérieure au xne siècle. « C’est une belle coutume, écrit saint Pierre Damien, répandue dans plusieurs églises, que chaque samedi une messe soit célébrée en l’honneur de sainte Marie, à moins que quelque fête ou férié de carême ne l’empêche. » Saint Pierre Damien recommandait non -seulement cette dévotion pour le samedi, mais la récitation du petit office et le jeûne du samedi.

Le pape Urbain II, au concile de Ckrmont de 1096, fit de l’office de la sainte Vierge une obligation le samedi. Le même pape introduisit la Préface de la sainte Vierge dans le Missel3.

Nom de Marie. — Nous avons aujourd’hui l’habitude d’appeler une multitude d'objets, rues, places, institutions, du nom d’un souverain, d’un héros. Nos ancêtres faisaient mieux; ils leur

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