X. P. Bridgett, page
Recueil de documents danois intitulé — Rerum Danicarutn1 .
La Présentation ne fut établie en Occident qu’au xive siècle ; la Visitation à la même époque par Urbain VL Les lois du roi Alfred exemptaient les hommes libres ( Cf. freemen) ,de tout travail servile douze jours à Noël, sept jours avant et sept jours après Pâques et toute la semaine qui précède Notre-Dame d’août (f Assomption).
Vers la fin du xc siècle, nous apprenons par les canons d’OElfric que toute la nation jeûnait avant les fêtes de la sainte Vierge.
Les lois du roi Ethelred (1008) décrètent : Les fêtes de sainte Marie seront » strictement célébrées, d’abord avec le jeûne, ensuite avec la solennité » . On sait que ces fêtes étaient la Purification, l’Annonciation, l’Assomption et la Nativité2.
L’aumône était encore une des principales manières d’honorer la sainte Vierge. Il y avait la viande de Notre-Dame, le pain de Notre- Dame. On rapporte un trait touchant de la mère de saint Thomas de Cantorbéry, laquelle avait coutume de peser son petit enfant et de donner, pour l’honneur de Notre-Dame, aux pauvres son poids en vêtements ou aliments.
Osbern, dans la vie de saint Dunstan, rapporte une dévotion analogue de la noble dame Elgiva ou Ethelfleda. Pour se placer sous la direction de saint Dunstan, elle s’était bâti ellemême une cellule près de l’abbaye de Glastonbury. Là elle voulut prier, entendre la parole de Dieu, nourrir les affamés, habiller les dépouillés et se livrer à toutes sortes de bonnes œuvres. Elle avait une si grande vénération pour la sainte Vierge, qu elle entretenait à ses frais plusieurs prêtres pour chanter ses louanges, et elle était sûre d’obtenir tout ce qu’elle lui demandait. Une fois son neveu, le roi Ethelstan, vint la visiter avec une grande suite; Elgiva, voyant qu’elle n’avait pas asse?; d’hydromel pour