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ÉCOSSE

’rrnccE ne fut pas moins riche que

Ë terre, à une certaine époque, en ires de la sainte Vierge; parmi s connus, nous pouvons citer tout

1 Kelso (xne siècle) ; Paisley (xne siècle) ; Scoon (xie siècle) ; Melrose, (xne siècle); Jedburgh (xne siècle); Dundée, Aberdeen.

Les quatre principaux pèlerinages d’Écosse sont Scoon, Dundée, Paisley et Melrose.

Le sanctuaire de Notre-Dame-de-Paisley, tout à fait proche du vieux monastère, s’élevait sur un rocher de Lady-Kirk, là maintenant où il n’y a plus qu’une grande carrière. On y voyait une statue dans une niche avec ce distique écrit au pied :

Hac ne vade via nisi diceris Ave Maria Sit semper sine væ, qui tibi dicet ave.

Les pèlerinages étaient en grande estime chez les Écossais catholiques et, malgré le caractère sauvage des habitants de la frontière, les pèlerins anglais qui se rendaient à Melrose ne furent jamais molestés.

Riccardi, dans son Histoire des sanctuaires de Notre-Dame, cite un traité de paix entre deux clans écossais par les termes duquel les chefs rivaux s’engageaient à accomplir quatre pèleri¬

nages aux différents sanctuaires d’Ecosse pour le repos de 1 âme de ceux de leurs ennemis qu’ils avaient tués dans les combats.

Le docteur Boëthius , dans son Histoire d'Écosse, rapporte un événement survenu à Haddington, à l’époque où ce pays était envahi par les troupes victorieuses d'Édouard III. Il y avait, dans cette ville, une chapelle de Notre- Dame, surnommée la Chapelle blanche, dans laquelle on vénérait assidûment une image de la sainte Vierge. Un soldat anglais, étant entré dans le sanctuaire pour piller, prit l’image avec tous ses ornements, lorsqu’une croix, tombant du plafond, écrasa le sacrilège sans rien détruire dans la chapelle * l.

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