CH. XII. — ÉCOSSE. — BRECHIN
cation de la sainte Vierge ; le docteur Forbes a retrouvé huit dédicaces de ce genre.
On croit, comme nous l’avons vu, que la madone d’Aberdeen, connue sous le titre de Notre-Dame-du-Bon-Succès, existe encore dans l’église de Finisterre, à Bruxelles. Cette statue» en chêne noir , fut vénérée pendant six siècles dans une chapelle du pont de la Dee, à Aberdeen. On voit encore, près de là, un puits appelé Puits-de-Notre-Dame ; mais la chapelle a été détruite lorsqu’on a élargi le pont. Au commencement du xvic siècle, l’évêque Gavin Dunbar porta la statue à la cathédrale Saint- Macaire, située sur les hauteurs du Don. 11 construisit, dit-on, une aile à cette église, et on pense qu’à l’extrémité il plaça la statue de Notre-Dame. Certains écrivains prétendent qu’à l’origine, la statue vénérée dans la cathédrale fut transférée par Dunbar sur le pont. Quoi qu’il en soit, les registres de la cathédrale prouvent surabondamment quel culte ardent les Ecossais rendaient à cette madone. L’église ellemême était dédiée à la sainte Vierge et à saint Macaire, Irlandais, disciple de saint Colomban. Le maître-autel était celui de Notre-Dame et, chaque matin, à neuf heures, on y célébrait la messe de beatâ Virgine.L,K ville d’Aberdeen était sous le patronage de Marie et, à cause de cela, elle avait mis dans ses armoiries un vase de lis.
Les dons enregistrés, en l'honneur de Notre- Dame-d’ Aberdeen, sont d’une richesse merveilleuse.
Colvenerius, dans la Summa oAurea, raconte l’histoire de la statue un peu différemment; d’après lui, on vénérait, à Aberdeen, en Ecosse, vers xi 30, une image de la sainte Vierge, sous le nom de Nolre-Dame-de-la-Fontaine. Un matin, on la trouva miraculeusement transportée dans l’église de Saint-Macaire de la même ville. Elle fut là, pendant plus de trois cents ans, l’occasion de nombreux miracles, et se manifesta au pieux évêque Gavin, qui l’avait en profonde vénération; on la transporta à Dunkerque1,