‹ La Sainte ViergeChapitre 922 sur 1187 · Colvenerius, III, 1390. — Voir Bruxelles, p · texte numérisé non relu

Colvenerius, III, 1390. — Voir Bruxelles, p

Le père Bridgett hésite à croire que la madone du grand autel fut la même que celle placée dans l’aile. L’image du grand autel, appelée Notre-Dame-de-Pitié, accompagnait le crucifix (imago divæ Virginis Mariæ de pietate inscripta cum imagine Filii sui crucifixi).

Il est probable que la statue de la nef était une madone tenant son divin fils entre ses bras.

A la réforme, la statue fut dépouillée de sa garniture d’argent, mais, comme elle était en bois, on la méprisa et la jeta de côté. Elle fut recueillie par quelques catholiques qui la conservèrent en secret. Au xvie siècle, elle fut envoyée dans les Flandres. Elle y arriva au moment où l’infante Isabelle, fille de Philippe II, allait combattre les Hollandais. On crut qu’on se rendrait la mère de Dieu favorable en recevant dignement sa statue. La princesse sortit de Bruxelles au-devant d’elle, à la tête d’une procession, et on la déposa dans une chapelle qui prit, de cette circonstance, le nom de Bon Succès1.

Nous conservons aussi le souvenir d’un sanctuaire de la sainte Vierge à Arbroath, dans une charte de Guillaume le Lion (1165) où est mentionnée l’église de Sainte-Marie du vieux munros2.

BRECHIN.

Sous le règne farouche des Presbytériens, l’Écosse eut plus à souffrir que l’Angleterre ellemême dans ses monuments ; la douce et clémente figure de la sainte Vierge avait dû particulièrement exciter contre elle les fureurs de ICnox et de ses disciples, aussi en sommes-nous réduits à chercher sur les croix de pierre que le pays conserve encore les souvenirs de l’antique vénération des habitants pour la mère de Dieu. Ces croix robustes ont résisté en grand nombre aux mutilations et depuis on les a retrouvées au

t. Voyez Bruxelles. — Northcote, 294.

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