Gumppenberg, XII
CH. XIII. — ALLEMAGNE. — HONGRIE
curieux. Nous y voyons au milieu le. bon pasteur portant une brebis, à droite, un homme avec des rouleaux à ses pieds, à gauche, une femme tenant un enfant sur le bras, et dans le fond une foule de figures beaucoup plus petites dont plusieurs sont en prière. On a pensé que cette femme pouvait représenter la très-sainte Vierge, mais nous n’osons l’affirmer, car il est possible que les deux personnages latéraux soient l’époux et l’épouse auxquels ce tombeau était affecté. (Voy. l'excellente notice de M. Paul Durand sur ce monument.)
ZAR A.
Un des plus célèbres sanctuaires de Dalmatie est certainement celui de Sainte-Marie-de-Zara, dont les souvenirs historiques remontent au moins au xie siècle.
En 1052, au moment où le Croate Cresimir Pierre s'intitula roi de Dalmatie et de Croatie, nous le voyons fonder l’église d’un monastère S .-Maria-de-Iadra. La sœur de ce prince vers 1065 reconstruisit ce monastère avec plus de magnificence, comme nous l'apprennent des chartes octroyées en 1066 et 1072. Des dotations magnifiques accompagnèrent ces constructions ; l’île de Silva notamment fut une portion de l’apanage.
A cette époque seulement fut consacrée la nouvelle basilique.
Le roi Coloman hérita de la piété de ses prédécesseurs envers ce sanctuaire, il confirma les privilèges après son couronnement (1102) et, comme souvenir de ses victoires, il érigea une belle tour qui portait encore en 1768 son nom sur cette inscription qu’on y lisait : « Dans l’an de l’incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1105, après la victoire et les prix de la paix, que Dieu nous a concédés en nous ouvrant Zara, Coloman, roi de Hongrie, de Dalmatie et de Croatie, éleva cette tour de Sainte-Marie à ses frais. »
Ce prince fut enterré dans le cloître du monastère et le souvenir de cette construction est rappelée sur son épitaphe 1.