Nous avons déjà eu occasion de parler de ce beau
SANCTUAIRES ET IMAGES
N’oublions pas le manuscrit de l’empereur Henri II (1014) compris sous le numéro 38. Le couvercle supérieur, garni d'or, de perles et de pierres fines, contient un haut-relief en ivoire, représentant la mort de Marie; ce travail des plus élégants semble appartenir à l école byzantine. Notre-Seigneur au centre élève à gauche l’âme bienheureuse que deux anges s’apprêtent à saisir; la scène se passe sous une espèce de ciborium ajouré. La sainte Vierge figure dans les miniatures, à l’Annonciation, Cana, la Nativité, l’Annonciation des bergers, l’Adoration des mages, que nous avons dessinées sur l’original et reproduites dans nos évangiles, le Crucifiement, etc. Toutes ces belles et grandes miniatures se détachent sur fond d’or.
Le musée de Vereinigten Sammlungen possède une plaque d’ivoire du xie siècle, représentant le Christ entre Marie et saint Jean.
NERNISHEIM.
Au milieu du xne siècle, le duc Guelfe éleva une chapelle à la sainte Vierge sur le champ de bataille de Nernisheim et dans l’année même qui suivit le combat.
(Dux Welpho cum Cunrado rege dimicavit apud Nernisheim. Eodem anno capella sanctæ Mariæ dedicata est h)
manuscrit au chapitre de l’immaculée Conception, mais plusieurs erreurs s’étant glissées dans la transcription des légendes, nous les rétablissons ainsi qu’il suit :
Au-dessus de la sainte Vierge :
Sancta Maria Domina mundi } electa ut sol. pulchra ut lima. 0IIEOTOXOS Stella maris. Virgo virginum.
Autour du médaillon :
Qtiod sequitur partum } de me scitote remotum;
Hinc ego Virgo Deum genui per Pneuma supernum.
Sur les bords extérieurs de la miniature :
Stemmata virtutum comitantia lumine Christum
Compta corollariis dantur pro munere justis.
P. Cahier, Nouveaux Mélanges, p. 23.