Gumppenberg, XII
SANCTUAIRES ET IMAGES
pée dans son manteau, elle porte l’Enfant sur le j bras droit et lève l’autre main avec un geste singulier. Une riche agrafe rapproche sur sa poitrine les plis de ses vêtements. L'Enfant a les jambes nues, il n’est couvert que d’une tunique. Les physionomies sont dures, heurtées; il règne dans cette composition je ne sais quelle apparence crispée, familière àquelques œuvres byzantines. Quoique le dessin ne soit pas précisément défectueux et que la pose de la Madone offre même une certaine élégance. Ce groupe s’écarte beaucoup de la douceur et de la tendresse des Madones slaves, car il semble que l’art grec en s’éloignant de son berceau vers l’Occident ait pris un caractère de dureté, de rigueur, que les Orientaux ne connaissaient pas.
En 1130, l’évêque de Ratisbonne consacra une chapelle à la très-sainte Vierge b
Au Xe siècle, le duc Henri construisit une église en l’honneur de la sainte Vierge, il y fut enterré en 965 2.
Dans la même ville, une statue en pierre d’au moins six pieds, appelée Notre-Dame-de-Loco, remonterait, d’après la tradition, au delà du xne siècle. On dit que, portée sur les eaux du fleuve Raab, elle aurait descendu le courant jusqu’à un genévrier où elle se serait fixée. On montre encore cet arbre3.
ROTHENBURG
Un usage antique des Allemands, nous dit Gumppenberg, apporté peut-être en Allemagne avec la religion chrétienne, est d’honorer les saints, non-seulement dans les églises des villes et des bourgs, ou dans les maisons, mais encore dans les campagnes ouvertes. C’est ainsi qu’on