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Pertz, IV

SANCTUAIRES ET IMAGES

Saint Bernward fut évêque d’Hildelsheim de pC)2 à 1022.

On conserve dans le dôme d’Hildelsheim des émaux qui paraissent fort anciens; dans le nombre on en remarque plusieurs qui concernent l’histoire de la sainte Vierge. Une annonciation qui ne paraît offrir aucun caractère particulier, une nativité assez singulière, où la sainte Vierge et saint Joseph sont seuls dans une enceinte fortifiée avec l’Enfant divin, enfin une ascension où la sainte Vierge est à gauche et saint Pierre à droite, sans aucun personnage central. Dans le haut on aperçoit encore les pieds du Sauveur dont la nuée enveloppe déjà le reste du corps. Ces peintures émaillées sont plus curieuses comme ancienneté que comme beauté; les pieds séparés de Notre-Seigneur , dans le crucifiement, et divers autres traits iconographiques semblent les faire remonter au delà du xne siècle.

Un ivoire représente Notre-Seigneur, la sainte Vierge et saint Jean-Baptiste, mais sans rien de remarquable et qui distingue ce motif si souvent répété au xie ou xne siècle. Marie rappelle tout à fait la Madone de la plaque d'ivoire du cabinet des médailles.

L’église possède un lustre fort semblable à celui d’Aix-la-Chapelle, où l'évêque Hézilo fit écrire un poème qui se termine ainsi 1 2 :

Istius ornatus.pia Virgo suscipe munies Fiat odor sponso super omnia balsama Christo.

Fonts baptismaux — La sainte Vierge n’a pas été oubliée dans les fonts baptismaux du Dôme, ce bel ouvrage de fonte du xne siècle. Elle est figurée sur un trône élevé, couronnée et portant l’Enfant sur ses genoux ; elle est entre l’évêque saint Godehard à droite, et l’évêque saint Épiphane à gauche. Sur les degrés du trône est agenouillé le donateur Wilbernus. Sur l’arcade qui domine le bas-relief, on lit cette inscription à la gloire de Marie :

Wilbernus venie spe lauiique Marie Hoc decus ecclesie suscipe Christe pie.

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