‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 71 sur 110 · MORT DE SAINT JOSEPH · texte numérisé non relu

MORT DE SAINT JOSEPH

gale; vive et profonde fut sa peine. Et celle de Jésus aussi. € Voyez comme il Taimait », diront les Juifs près du tombeau de Lazare : Jésus aimait bien plus encore saint Joseph.

Durant le temps, probablement court, qui s'écoula entre la mort du chef de la famille et le commencement de la vie publique, Jésus continua d'habiter Nazareth. «N'est-ce pas là le fils du charpentier^ ? » diront bientôt ses compatriotes ; et ils diront aussi : « N'est-ce pas là le charpentier ' ? » Ce qui, peutêtre, indique qu'il travailla seul durant quelque temps, bien que le métier exercé en commun avec son père adoptif puisse suffire àjustifier cette expression.

Les Nazaréens diront encore: < Sa mère ne se nomme-t-elle pas Marie*?» Il y a dans ce tour de phrase comme une nuance, indiquant que la foule la connaissait à peine, et qu'elle paraissait peu en public. Elle était le plus possible dans sa maison, et toute à Jésus* Et sans doute, durant les jours de veuvage qu'elle passa seule avec son Fils, l'intimité entre eux se resserra, toujours plus étroite, comme entre ceux qui s'aiment, qui ont souffert ensemble, et qui vont se séparer. Il y avait entre eux une telle correspondance des cœurs, un tel accord des vues et des pensées, un tel amour de la sainteté, un tel désir de la glorification divine, que rien ne peut donner ridée des hauteurs surnaturelles où ils vivaient, — la mère ne cessant d'offrir à Dieli son Fils et de se modeler à sa ressemblance^ le Fils continuant de

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