‹ La salle des pas perdusChapitre 17 sur 18 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

Les Mêmes , ROSAMBERT.

ROSAMBERT.

Fin du canon.

Qu'est-ce que j'entends , Mes chers clients, Vous avez l'air bien mécontens...

Tout n'est pas fait , J'ai mon projet Il ne peut manquer son effet...

Vous êtes ici, je le gage, Dans l'erreur !

Du courage, ( his.) Naycz pas peur.

PIERRE , à Rosatnbert.

Maudit procureur... nous avoir fait venir de si loin pour rien...

JACQUES y de même.

Nous avoir fait plaider l'un conire l'autre, frère... nous , qui nous aimions tant...

BONNARU , attendri.

Avoir vouia me séparer de madame Bonuard... qui m'est si nécessaire...

M'"^ BONNARl).

Avoir conseillé à mon mari de se défendre coulro moi... conire une femme !..

bONNARd , à sa femme.

Tu m'en vois tout lionleux...

TOUS

Maudit RosambcrI... c'est a(rreux,..c*esiaboininnble... ( Pendant le dialogue suiwanl , Bonnef'oi , Henriette et Julien causent entreux, )

ROSAMBERT.

Eh ! bien... eh ! bien , mes bons amis... caUnez-vous... rien n'est encore désespéré... je souliens que le testament est nul, de toute nullité...

PIERRE

.l'en ferai le serraen!...

JACQUES

Jeu lève la raain...

ROSAMBERT.

Nous le ferons casser...

BOXNARl).

r,st-ce qu'il faudra encore plaider , ma femme?

M"''. BONXAUn , riKRRE et JACQUES.

Oui , oui... nous plaiderons.

M»"*. BOXNARD.

Kt quant à mademoiselle Henriette, c!ie sera émancipée , quand elle sera majeure...

BONNEFOT.

Un petit moment de silence... si cependant Henriette renonçait d'elle-même au teslamenf ?

:M"'p. BONNARI) , PIERRE, JACQUES,

PtCiioncer au les'ament ?

EOXNARD.

Dis donc , bobocne , cela changeiail bien les choses.,.

HENRIETTE

Je serais émancipée ?

MJ"* ÎJONNARD.

Sur le cli.'tmp.

HENRIETTE

Et je pourrais me marier ?

M'"^ BONNARD

Comme tu voudras...

PIERRE et JACQUES. ' ~

Nous n'y mettons point d'empêchement.

HENRIETTE

J'ai votre parole ?

M™* BONNARD

C'est comme si tous les notaires y avaient passé.

HENRIETTE

Puisqu'il en est ainsi , je renonce au testament de Julien.

M"*. BONNARD , avec effusion.

Cette chère amie... que je l'embrasse... ah ! le beau trait !.. je voudrais que ce pauvre Julien vécut pour apprécier son désintéressement.

JULIEN

Un pareil vœu mérite d'être exaucé... consolez-vous, ma chère cousine , Julien est en parfaite santé , et plus disposé à signer un contrat de mariage, qu'un testament: je vous invile, en son nom , à venir rire et danser à sa noce.

TOUS , excepté Henriette et Bonnefoi.

Quoi... vous seriez ?..

JULIEN

Air : L\imour qu Edmon a su nie (aire.

Oui, c'est Julien, qui, pour son Henriette , De rautre monde arrive tout exprès ; Reprenez vos habits de fètc , Phis de larmes, pîus de procès...

yyhà ce moment , mon heureux marlygc Doit pour jamais vous reconcilier!

Pour vous sauver les ennuis du partage , Je vais tacher d'avoir un héritier

I^cK pcirens otrnt leurs crêpes et les rcnicllctit cLm'; Ç leurs poches. )

M"«. BONNARD , à son mari.

C'est éga\ , monsieur , je ne vous pardonnerai jamais d'avoir osé plaider contre moi.

BONNARD

Dame... tu m'allaques... j'aurais été condamné par défaut...

M""'. BONNARD

En défaut... ce ne serait pas la première fois qu'on vous y aurait trouvé.

BONNARD

Mais...

M"". BONNARD

Taisez-vous, vous mériteriez qu'on vous fit interdire... enfin , tout mauvais que vous êtes, je vous garde...

JACQUES

Mé , je garde mon verger.

PIERRE

Mé , mon moulin.

JULIEN

Moi , mon Henriette.

HENRIETTE

Aloi, mon Julien.

BONNKFOr.

Moi j ma bonne foi...

Rosambeht , des papiers sous le bras.

Et moi , mon dossier!..

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