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En somme sur plus d’un million d’injections de Salvarsan les cas de morts, une cinquantaine, sont à compter et hardiment nous pourrons mettre en regard les cas fâcheux survenus au cours d’un traitement mereuriel.
Nous connaissons tous les décès survenus après des injections d'huile grise; Gaucher Kaposi, Hallopeau, Lukasiewicez et Levin les signalent. Des suites également funestes sont survenues à l’occasion d’injections de calo- mel; les cas de Smirnoff, de Runeberg, de Kraus et Ducastel en font foi: Vogeler dit avoir réuni dix cas de mort (Berlin. Klin. Woch. 1890) et le professeur Fournier en connaît au moins deux cas. Nous avons devant les yeux un article très court du D' Verchère, qui signale le cas d’une jeune fille morte après une injection d'huile grise. On a pu observer des cas d’infaretus pulmonaire chez des syphihtiques traités par des injections d’huile grise, il est vrai qu'il y avait des fautes de technique.
Faut-il conclure au rejet du calomel et de l’huile grise en raison de ces accidents facheux? Mais il faudrait aussi rejeter la nouvelle méthode d’injections de sérum antityphoïdique, qui rend de si grands services au Maroc, sous prétexte que deux cas de morts ont été signalés. Du reste, en ce qui concerne le salvarsan, les cas de mort se sont produits surtout au début, alors que le médicament était dans sa phase d’expérimentation, de tâtonnements et que la technique de son application n’était pas encore bien établie. On a débuté par les injections intra-museulaires et l’on sait à quels ennuis elles ont donné lieu: abcès, infiltrations des tissus, nécrose de la peau. Rien de cela ne subsiste plus et les cas de morts deviendront d’autant plus rares que le médecin saura choisir ses cas, ses individus, de même que certains chirurgiens choïsissent leurs hernieux, afin d’obtemir de meilleurs résultats.