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LA SALVARSANOTHÉRAPIE ET SES AVANTAGES AUMPROINTD EE VUE. SOCIAL

Nous nous permettons maintenant d’aborder tout un chapitre, et des plus importants, de la syphilithérapie. Ce n’est plus l’accident syphilitique qu'il s’agit de combattre, ce ne sont plus les accidents présentés par un malade considéré comme isolé, ce sont au contraire les manifestations syphilitiques, prises en temps que fléau social et envisagées chez leur porteur au point de vue de leur diffusion et de leurs conséquences sur la race, la famille et l'avenir de la nation.

Une des questions les plus graves en cette matière est la question de la prostitution.

Nous savons que jusqu’à présent les mesures prises ont été plus ou moins heureuses en matière de prophylaxie des maladies vénériennes, il ne nous appartient pas de discuter les diverses méthodes en cours d’étude.

Notre rôle se borne à examiner un remède nouveau, que nous croyons efficace, et à montrer qu'il peut fournir le maximum de sécurité pour l’état et les particuliers.

Nous avons pu entendre préconiser l'accès, très largement ouvert, de dispensaires à l’usage des prostituées, et

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aussi des malades indigents atteints d’affections dites vénériennes. Mais tous, nous savons, avec quelle insouciance les porteurs d’affections vénériennes envisagent leur mal, surtout dans nos contrées méridionales. Et pour notre part, nous avons entendu des réflexions stupéfiantes en ce qui concerne la syphilis; une femme un jour se révolta parce que nous croyions l’avoir soignée comme atteinte par le parasite de la gale: « Non, dit-elle fièrement, jamais vous ne m'avez soigné pour la gale, je n’ai eu que la syphilis ».

L'on voit par là quel danger l’élucation insuffisante des masses peut faire courir la collectivité. Nous sommes en présence de gens, que l’on a habitués à envisager les maladies vénériennes, et la syplulis en particulier, comme des maladies abominables de pourriture et de déchéance: et les voilà en présence d’un chancre isolé, d’une roséole discrète ou même de plaques muqueuses qu'ils prennent pour des aphtes. Dans ces cas, la prostituée et son partenaire sont aussi ignorants, l’un que l’autre, l’une ne consultera pas, à cause de l’agent redoutable et l’autre sere retenu par une fausse honte.

Mais puisqu'il faut ici montrer l’action bienfaisante du salvarsan ; nous devons rappeler que le 606 est merveilleusement rapide, et si quelques sujets hommes ou femmes, mal instruits ont pu se lasser d’un traitement mereuriel trop long, en tout cas, malgré les volontés contraires et les intelligences mal averties, ils ne pourront que se féliciter d’avoir obtenu par ce remède, une action rapide, qui les mettra bientôt à l’abri des accidents fâcheux.

On voit done que Îes prostituées, que nous ne pouvons pas encore traiter suivant des méthodes libres et humaniaires, peuvent être, par le moyen du 606, appliqué convenablement, blanchies suffisamment pour qu’elles ne

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