‹ La SalvarsanothérapieChapitre 4 sur 33 · LUS · texte numérisé non relu

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bler plus toxique qu’il ne l’est maintenant, car de sensibles modifications ont été introduites dans sa préparation.

. En tout cas, si le salvarsan et autres produits similaires, le néo-salvarsan par exemple; ne réalisent pas encore la « stérilisatio magna », du moins, constituent-ils en matière de chimiothérapie une découverte pratique et dont les résultats sont, dès à présent, appréciables; aussi bien, faut-il confesser que ce n’est pas là le dernier mot de la chimiothérapie, et nous avons confiance dans une méthode qui, déjà, nous donne d’aussi brillantes espérances; nous osons croire que, dans un avenir prochain, 1l nous sera permis de vaincre sûrement la syphiis, ce fléau social, qui n’est pas seulement une cause de déchéance pour l’individu, mais aussi un facteur redoutable de diminution de la race, au point de vue de la natalité et aussi de la qualité des naissances.

Déjà le mercure nous avait permis de constater l’atté nuation de certaines affections occasionnées par la syphi. lis, comme le tabes, et, d’après les praticiens âgés, la disparition progressive de ces accidents tertiaires impressionnants qui étaient courants il y à à peine cinquante ans ; que ne pouvons-nous espérer d’un médicament dont l’action prompte et décisive jJugule en peu d’heures des accidents d’une certaine gravité. Il est permis de croire que la diffusion de cette méthode diminuera les dangers et donnera confiance aux malades qui tiendront à bénéficier d’une médication qui, dès à présent, semble de choix.

Nous devons également penser, que, si le mercure a déjà donné des améliorations en matière de syphilis hu. inaine, le salvarsan, dont l’action est plus énergique et plus rapide, devra donner des résultats éloignés et généraux meilleurs encore, et dans un temps prochain, le Spirochète combattu et traqué dans les organismes contami-

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nés, avec cette vigueur, sera, peut-être, moins virulent et d’une nocivité moins grande.

N'oublions pas que ces études sur l’arsénothérapie sont dues presque toutes au professeur Ehrlich; nous ferons voir, dans notre exposé, quelle action bienfaisante le salvarsan exerce sur les malades à tous les stades de la syphilis et disons que le professeur Ehrlich a droit à une place de choix parmi les bienfaiteurs de l’humanité parce que, le premier, il a livré aux praticiens un parasiticide efficace et prompt.

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