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LES PRÉPARATIONS ARSENICALES EN SYPHILITHÉRAPIE

Dans les temps tout à fait contemporains, ia thérapeu tique arsenicale de la syphilis semblait être considérée comme, non pas spécifique, mais auxiliaire. C’est ainsi que Balzer la cite dans son article Syphilis, du Nouveau Traité de Médecine et Thérapeutique 1906, entre les ferrugineux et les toniques, les phosphates et l’huile de foie de morue, sans s'attacher à d’autres détails.

Le professeur Fournier semble la dédaigner au point qu'il la place sur le même rang que l’hyposulfite de soude et l’acide nitrique.

D’autres n’en parlent que comme un composant de l’atoxyl et n’y attachent aucune importance (Jacquet et Ferrand, Emery et Chatin).

Cependant, dès 1908, Fortier s’attachait à l’étude de l’arsénothérapie et en donnait un fort bon historique. Il est un excellent guide pour l’historien de cette branche de la thérapeutique. ;

Il faut d’abord excepter les préparations où l’arsenic n'intervient qu’en temps qu'impureté des sels d’antimoine, comme la tisane de Feltz.

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Au début du x1x° siècle, Biett employa avec succès l’arséniate Az aux mêmes doses que l’arséniate neutre de soude; il obtenait, dit-on, d'excellents résultats surtout dans les cas de syphilides squameuses et tuberculeuses et, en général, pour toutes les manifestations cutanées.

Plus tard, Donovan proposa une composition qui porte son nom: Liqueur de Donovan et qui est, en somme, un iodure double de mercure et d’arsenic. En 1841 Soubeyrai la modifia à sa manière et, en 1861, Ferrari lui ajouta sou nom (Liqueur de Donovan-Ferrari) jusqu’à ce que le professeur Astruc lui donne une dernière forme qui a semblé définitive.

Plusieurs praticiens ont usé de cette liqueur primitive ou modifiée et nous ne saurions mieux dire que Ricord la prescrivait dans certains cas rebelles de syphilides psoriasiformes et avec succès.

Parallèlement à la liqueur de Donovan, Rayer voulait remplacer la tisane de Feltz par une décoction de salsepareille contenant 3 milligr. d’arséniate de soude par 500 gr.; Boudin voulait y substituer 2 milligr. d’acide arsénieux.

Respectivement en 1852, Hunt et Gascoyne, en 1855, confessent les bons effets de l’arsenic dans les cas où l’iode et le mercure ont échoué.

Nicolas (1883), dans le Journal Thérapeutique et Henri Smith dans le British Médical Journal, constatent les bons effets de l’arsenic.

Mauriac déclare l’employer systématiquement dans les cas de syphilides pSoriasiformes, notamment à la paume de la main, la plante des pieds et aux cas de syphilides avérées de la langue.

Nous avons fait l’historique suceinct de l’utilisation de l’arsenic métallique et de ses composés minéraux, c’est

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actuellement, hier presque, qu’il appartenait aux savants d'utiliser l’arsenic dans ses combinaisons organiques et de donner à la médication arsenicale l’essor qu’elle a prisé aujourd’hui.

En 1899, le professeur Gauthier introduit les composés arsenicaux organiques sous forme de cacodylate de soude et d’arénal et ainsi marque une époque nouvelle dans la syphilithérapie. En 1901, Mouneyrat cite quelques cas de guérisons obtenus par tes substances préconisées par Armand Gauthier.

Brocq et ses élèves, à peu près à la même époque, expérimentèrent le cacodylate iodo-hydrargyrique. Il l’administra par la bouche et en injections intra-musculaires, mais il dut renoncer à la voie buccale à cause des troubles gastro-intestinaux et il continua par la méthode intra-musculaire. Les résultats donnés à cette époque sont les suivants : 1200 injections à 31 malades et 7 imsuccès.

A côté de lui Endlitz et Gastou publiaient des cas où le mercure et le cacodylate associés avaient donné des résultats.

Cependant à Montpellier, en 1902, Brousse, associait le cacodylate de soude avec le biiodure de Hg, il l’injectait ou le faisait ingérer sous forme de sirop de Gibert cacodylé. Massol dans sa thèse de Montpellier (1902), consignait des résultats satisfaisants; et, ni les doses de mercure, ni celles de cacodylate n'étaient très élevées, puisque il donnait 2 à 4 centigr. de biiodure d’Hg pro die, associés avec 6 à 10 centigr. de cacodylate de soude.

En 1905, Coignet, de Lyon, communiquait à la Société de médecine nationale de Lyon, lés résultats qu'il avait obtenus avee un produit préparé dans les laboratoires Clin, le salicylarsinate de mercure. En France, Brousse, de Montpellier ; en Allemagne, Marc Bloch ; en Autriche,

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