‹ La sandale ailée, 1903-1905Chapitre 48 sur 52 · AUTRE CHANSON · texte numérisé non relu

AUTRE CHANSON

J'ai toujours aimé les pîns et la lïlôr

D'un amour qui dure...

Odeur de résine et parfum amer Et même murmure !

Laissons aujourd'hui la plage au soleil,

Très loin découverte, Et marchons un peu dans le bois vermeil

Dont la cime est verte.

Le sable y est fait, à l'ombre des troncs,

De fines aig'uilles...

Viens, et sous nos pas nous ramasserons^

Au lieu de coquilles.

Le fruit entr'ouvert, mûri par l'été, Que, mystérieuse,

Une bête semble avoir habité, La pomme écailleuso

Car le pin sylvestre imite la mer

Et il a comme elle Odeur saine et forte et parfum amer

Et voix éternelle.

LA SANDALE AILÉE l8f

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