AUTRE CHANSON
J'ai toujours aimé les pîns et la lïlôr
D'un amour qui dure...
Odeur de résine et parfum amer Et même murmure !
Laissons aujourd'hui la plage au soleil,
Très loin découverte, Et marchons un peu dans le bois vermeil
Dont la cime est verte.
Le sable y est fait, à l'ombre des troncs,
De fines aig'uilles...
Viens, et sous nos pas nous ramasserons^
Au lieu de coquilles.
Le fruit entr'ouvert, mûri par l'été, Que, mystérieuse,
Une bête semble avoir habité, La pomme écailleuso
Car le pin sylvestre imite la mer
Et il a comme elle Odeur saine et forte et parfum amer
Et voix éternelle.
LA SANDALE AILÉE l8f