La santé, ou la médecine populaire
Docteur en irédecine, ancien médecin en chef des pestiférés à Alexandrie pendant la campagne d’ Égypte, ancien chirurgien major sur les vaisseaux de la marine et chirurgien principal des armées en retraite, chevalier de la Légion d’honneur.
MONSlEUBj
Vous avez accordé A'olre attention bienveillante à mon Traité de médecine populaire, et vous lui avez donné votre approbation bien précieuse pour moi. Je suis heureux de vous en faire hommage. Combien vous ajoutez à tous mes sentiments de reconnaissance en me permettant de mettre mon ouvrage sous la protection d’un nom que vous avez honoré partout où vous ont conduit les devoirs de la vie, aussi bien dans la lointaine Égypte que sur la terre natale, cette douce France, l’objet de notre commune affection!
Daignez agréer 1 expression de la haute considération de votre respectueux et dévoué serviteur,
CLÉMEiNT.
Monsieur,
Je m’applaudis de l’honneur que vous me faites, avec d’autant plus de raison que votre intéressant ouvrage manquait au besoin de l’humanité.
Vous vous êtes inspiré. Monsieur, de celte grande vérité,
que la nature, en mère bienfaisante, a appris aux animaux à connaître instinctivement les plantes qui leur conviennent, tant pour leur alimentation que pour dissiper les altérations de leur santé.
Cette pensée vous a fait juger que la nature, ayant doué l’homme d'intelligence, a dû le gi atiûer aussi de la sublime faculté de connaître les propriétés nutritives et les vertus médicamenteuses des nombreux végétaux qui s’étalent à ses pieds et charment ses sens.
Vous avez fait à ce sujet des recherches extrêmement minutieuses et exactes, et le soin que vous avez mis à ne point parler des plantes vénéneuses rend votre livre très-recommandable aux familles et aux personnes charitables qui s’occupent de médecine.
Les femmes qui ont le bonheur de devenir mères vous seront très-reconnaissantes des sages conseils que vous leur donnez sur l’alimentation de leurs nourrissons et sur les graves inconvénients d’une première nourriture par la bouillie, qui cause aux enfants des maladies vermineuses, des diarrhées rebelles, des empâtements, des glandes (scrofules), et très-souvent le carreau (endurcissement du veutie), maladie essentiellement mortelle.
J’ai l’honneur, Monsieur, de vous saluer avec la plus parfaite considération,
CAVALIER, Docteur en Médecin:,