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BOURRACHE

(Famille des Borraginées )

Description. Tiges rameuses couvertes de poils ; feuilles ovales, ridées et velues; fleurs bleues, pencbées, se montrant tout l’été.

Lieux. Cette plante se cultive dans les jardins, où elle se propage avec une extrême facilité.

Récolte. La plante entière se récolte pendant toute la belle saison. On cueille les fleurs au milieu de l’été.

Propriétés, usages. La bourrache est émolliente, légèrement sudorifique, fréquemment employée, en infusion, dans le catarrhe, la fluxion et les inflammations de poitrine, la rougeole, la scarlatine, la variole.

La tisane de bourrache tempère, humecte et rafraîchit les organes, fait couler librement les urines.

La bourrache et la buglosse s’emploient communément ensemble, ou se substituent Tune à l’autre, ayant la même vertu. Le suc de bourrache se donne avec succès dans la pleurésie.

La décoction miellée, dit Gilibert, facilite l’expectoration et calme les ardeurs d’urine ; on l’administre

avec succès, dit Fourcroy, dans les fièvres ardentes et bilieuses.

PRÉPAUÀTIONS, DOSES.

Décoction (plante), 4 à 16 grammes par litre d’eau.

Infusion (fleurs et feuilles), 8 grammes dans un litre d’eau bouillante, pour les rhumes de cerveau avec pesanteur de tête (Hœffer).

Suc DE BOURRACHE. Prenez : feuilles fraîches de bourrache, quantité suffisante pour exprimer 60 grammes de suc ; mêlez ce suc dans trois ou quatre tasses de petit lait ou d’eau de veau, et ajoutez 20 grains de nitrate de potasse. C’est une excellente boisson, lorsque les reins et la vecsie sont dans un état d’irritation et que les urines coulent difficilement. On en boit une tasse d’heure en heure. Il faut en même temps prendre quelques demi-bains et se faire frotter les reins et le basventre avec de l’huile d’olive tiède (Roques).

Tisane pectorale adoucissante. Prenez : feuilles de bourrache, de capillaire, de tussilage, de pulmonaire, de chacun une demi-poignée; orge mondé, 10 grammes; faites bouillir le tout dans deux litres d’eau commune que vous réduirez à un litre et demi ; ajoutez ensuite de la racine de guimauve 30 grammes, fleurs de mauve, une pincée; laissez infuser le tout pendant un quart d’heure ; passez la liqueur sans l’exprimer et édulcorez avec environ 20 grammes de sirop de violette, de guimauve, de capillaire. La dose est d’un verre tiède, de deux heures en deux heures.

Cette tisane est employée dans la sécheresse de la . poitrine, dans la toux opiniâtre; elle adoucit la pituite et la rend plus coulante; elle facilite l’expulsion des crachats.

Sirop de bourrache simple. On le pr6pare en faisant. cuire ensemble parties égales de jus de bourrache et àe sucre blanc. Il est propre pour humecter la poitrine et purifier le sang. On le donne aux mélancoliques.

BRUiXELLE.

Prunelle, bonnette, herbe au charpentier, petite consoude (famille

des Labiées).

Description. Tige menue, anguleuse, un peu velue ; feuilles oblongues, velues, rougeâtres; fleurs naissant au sommet des tiges, de couleur bleue ou purpurine.

Lieux. Cette plante est commune dans les prés, dans les bois, au bord des chemins. Elle fleurit en juillet et août.

Récolte. Elle est récoltée en juillet et août avec sa fleur et même sa racine.

Propriétés, usages. La brunelle est astringente, vulnéraire et détersive (qui nettoie, qui purifie). Lemery la prescrivait en décoction contre les ulcères du poumon, les hémorrhagies, les maux de gorge, l’inflammation de la langue, les ulcères de la bouche et les plaies des gencives. Les gens de la campagne l’appliquent avec succès sur leurs blessures après l’avoir écrasée. Elle arrête le sang et réunit les lèvres de la plaie.

Cesalpin emplopit les feuilles de brunelle pilées et appliquées en cataplasme pour faire suppurer les furoncles, les clous, les charbons pestilentiels. Dans les grandes douleurs de tête il faisait bassiner les tempes avec le jus de cette plante après l’avoir mêlé avec l’huile rosat et le vinaigre. Solander assure qu’étant bouillie dans du vin avec autant de véronique, elle ar-

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rôle les perles sanguines. Gazin rapporle que celle herbe mangée a fail disparaître les paquets hémorroïdaux et les accidents qu’ils occasionnent.

PRÉPARATIONS, DOSES

Décoction. 30 à 60 grammes par litre d’eau.

Suc EXPRIMÉ, des feuilles, 60 à 90 grammes.

Eau vulnéraire. Racines et sommités de brunelle, de grande consoude, de sauge, d’armoise, de bugle, de chacune deux poignées; feuilles de grande marguerite, de scrofulaire, de plantain, d’aigrémoine, de verveine, d’absinthe, de fenouil de chacun une poignée; feuilles d’aristoloche, de centinode, de chacune une demipoignée; feuilles et fleurs de millepertuis, de lierre terrestre, de chacun une demi-poignée; après avoir liaché et pilé ces plantes, mettez -les dans un vase et versez dessus 5 à 6 litres de bon vin blanc, bouchez le vase et laissez infuser au soleil pendant quinze jours; passez la liqueur avec expression et mettez en bouteille.

Cette eau peut résoudre les tumeurs; elle sert à nettoyer les plaies, à faire réunir les chairs et à les fortifier; elle arrête la gangrène.

BUGLOSSE.

(Famille des Borraginées.)

Description. Tiges droites rondes et rameuses et, de même que les feuilles, couvertes de poils assez longs; fleurs d’un blanc bleu.

Lieux. Cette plante croît naturellement dans les lieux incultes, dans presque toute la France.

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