‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 45 sur 96 · FRAISIER · texte numérisé non relu

FRAISIER

Fraises des bois (famille des Rosacées).

Cette plante croît à l’état sauvage dans les forêts où l’on va chercher sa racine vivace, soit pour la conserver, soit pour l’employer de suite.

Propriétés, usages. Les fraises sont rafraîchissantes et tempérantes ; mais elles ne conviennent qu’aux estomacs qui digèrent avec facilité; elles conviennent aux tempéraments bilieux et sanguins. On a conseillé l’usage de ce fruit, dans la jaunisse, les obstructions, les bronchites avec toux sèche des voies aériennes. Gilibert et Hoffmann citent des guérisons de catarrhes pulmonaires, d’inflammations chroniques de la poitrine, par suite de l’usage de ces fruits ; Gesner rapporte que le suc exprimé des fraises dans l’esprit de vin a puissamment soulagé des personnes atteintes de la pierre. Linné déclare que l’usage des fraises prévient les attaques de la goutte.

Les feuilles et les racines du fraisier sont réputées diurétiques et astringentes, et on les emploie, en décoction, dans les diarrhées chroniques, les dyssenteries, dans les affections des voies urinaires, dans l’hématurie (pissement de sang), lorsque l’irritation est calmée.

PRÉPAHATIOKS, DOSES.

Décoction (racines ou leullles), 30 à 60 grammes par litre d’eau dans la diarrhée; ou bien prenez une poignée de feuilles vertes et un litre de bonne eau-devie; faites bouillir jusqu’à réduction d’un tiers; filtrez. On administre cette boisson par cuillerée à bouche toutes les trois heures jusqu’à ce que les symptômes alarmants de la diarrhée aient disparu.

Smop. Fraises sans être en parfaite maturité, sucre en poudre grossière, de chaque deux livres; on fait bouillir dans une bassine en remuant; on passe par un linge sans exprimer. On fait usage de ce sirop pour édulcorer les tisanes.

Tisane contre la fièvre quarte. Racine de fraisier, de chiendent, de chacune, une demi-poignée ; sel de nitre 15 grains; faites bouillir le tout dans cinq demiseliers d’eau que vous réduirez à une pinte, pour prendre par petits verres d’heure en heure. Il faut continuer cette tisane pendant quinze jours.

Onguent pour la migraine. Prenez: racines et feuilles de fraisier, de violette et de mélisse, de morelle et bourgeons de sureau, de chacun une demi poignée ; boutons de peuplier, deux poignées ; joubarbe, menthe poivrée, de chacun» une demi-poignée; hachez toutes ces herbes et faites-les bouillir dans 250 grammes de beurre Irais, 60 grammes d’huile d’olive, et un bon verre de vin blanc ; passez par un linge en remuant jusqu’à ce que cet onguent soit froid. On le met dans des pots. Lorsqu’on veut se servir de cet onguent, on le fait chauffer et l’on frotte le plus chaudement possible, le front et les tempes. Il dissipe, en peu de temps, les douleurs de tête. On peut l’employer pour la brûlure.

FUV3IK0ISIER.

(Famille des Rosacées.)

Propriétés, usages. Les fruits du framboisier ont à peu près la même propriété que les fraises, si ce n’est que les framboises sont plus rafraîchissantes. Lesleuilles du framboisier sont astringentes et peuvent être substituées à celles de ronce pour les gargarismes qu’on emploie dans les maux de gorge et des gencives.

L’infusion des fleurs dans l’eau d’orge est utile pour les érysipèles et les inflammations des yeux ; il faut la faire tiédir et bassiner souvent la partie (Ghomcl).

PRÉPARxlTION, DOSE.

Sirop de framboises. Framboises avant leur parfaite maturité, 3 kilog; sucre en poudre grossière, 3 kilog. On fait bouillir dans une bassine en remuant avec une écumoire, on passe alors à travers un linge sans exprimer. Employé dans les inflammations légères du canal digestif et de la gorge.

rnÊi\Ë C03DIUN.

(Famille des Jasminécs.)

Lieu. C’est un bel arbre qui croît naturellement dans les lorêts de l’Europe, et qui fleurit en avril, un peu avant le développement de ses feuilles.

Propriétés, usages. Helwige donne à l’écorce du frêne le nom do quinquina d’Europe, et en recommande 1 usage dans le traitement des fièvres intermittentes. Bergius, Linné et Gilibert accordent également à l'écorce du frêne une vertu fébrifuge.

Les feuilles jouissent d’une propriété purgative.

Le docteur Bodard dit que, dans les essais qu’il a faits en Toscane, ces feuilles administrées à double dose, ainsi que le séné, ont constamment procuré des purgations efficaces, sans coliques et sans inconvénient.

PRÉPARATIONS, DOSES

Décoction (écorce), 30 à 60 grammes pour un litre d’eau.

Infusion, 16 à 24 grammes pour un demi-litre d’eau.

Poudre de l’écorce, 10 à 30 grammes dans le vin.

Remède contre les rhumatismes chroniques et les DOULEURS MUSCULAIRES. On fait infuser 32 grammes de feuilles de frêne, pendant une demi heure, dans environ cinq verres d’eau, et l’on fait prendre cette infusion peu à peu dans la journée.

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