GUIMAUVE
(Famille des Malvacées.)
Description. Tige ronde et velue, feuille§ d’un vert pâle et douces au toucher, fleurs blanches avec une teinte rose, racines longues, branchues, couvertes d’une écorce épaisse.
Lieux. Cette plante croît en abondance dans les lieux humides et bas, et principalement dans les plaines de Narbonne. On la cultive dans les jardins.
Récolte. C’est au mois de septembre qu’on doit récolter les racines lorsqu’on veut les conserver ; après avoir enlevé l’épiderme, on les coupe par morceaux et on les fait sécher sur le four des boulangers. Les feuilles se récoltent au mois de juin et les fleurs au mois de juillet.
Propriétés, usages. La guimauve est une des plantes
les plus utiles en médecine; elle est émolliente, pectorale et adoucissante.
La racine est employée, soit fraîche ou sèche, dans les tisanes adoucissantes et pectorales; elle est d’un grand usage dans les maladies de la vessie, la rétention d’urine, dans les maladies de poitrine, la toux opiniâtre, les maux de gorge, les hémorrhagies actives. On l'administre au commencement des catarrhes pulmonaires; dans la pleurésie, la gastrite, la diarrhée, la dyssenterie, la néphrite et autres inflammations du basventre et de l’appareil urinaire. A l’extérieur on se sert de la décoction pour fomenter les yeux dans l’ophthalmie (inflammation du globe de l’œil). On l’introduit dans la bouche, sous forme de gargarisme, pour apaiser les douleurs des gencives et calmer les irritations de la bouche, les aphthes, l’esquinancie. En lavement elle est très-utile dans la dyssenterie, la diarrhée et les inflammations de la vessie. Les fomentations faites avec la décoction de racines de guimauve et les cataplasmes qu’on en prépare, sont appliqués chaque jour avec avantage sur les tumeurs inflammatoires pour les résoudre; sur les plaies dont les surfaces sont douloureuses, sèches et arides, pour amener la suppuration, sur les chancres douloureux pour s’opposer à leurs progrès; enfin on s’en sert avec avantage contre les brûlures, contre les dartres et autres affections locales accompagnées de chaleur, de tension, de douleur. La racine de guimauve se donne à mâcher aux enfants tourmentés par la dentition. Ce moyen convient mieux que les corps durs que l’on a coutume d’employer en pareil cas.
Les feuilles de guimauve sont employées dans les lavements adoucissants et émollients, dans les cataplasmes
et les fomentations; on les ajoute souvent aux farines résolutives pour appliquer sur les plaies et sur les tumeurs lorsqu’il y a une disposition inflammatoire.
Les fleurs sont employées de la môme manière et dans les mômes maladies.
PRÉPARATIONS, DOSES
Infusion (racine ou fleurs), 8 à 20 grammes par litre d’eau, pour tisanes qui doivent être légères. Si l'on emploie la racine, il ne faut pas la laisser trop longtemps dans l’eau bouillante de peur qu’elle ne rende la tisane gluante et pâteuse.
Décoction (racine et feuilles), 30 à 60 grammes par litre d’eau pour bains, lotions, fomentations, cataplasmes et injections. Pour l’extérieur la décoction doit être épaisse et trouble.
Lavement contre le ténesme (épreintes fort douloureuses au fondement). Feuilles de guimauve, de bouillon blanc, de chaque une poignée; graine de lin, une demi-poignée; une tôle de pavot, avec ses graines, coupée en quatre; laites bouillir le tout dans trois quarts de litre d’eau qu’on fait réduire à un demi-litre; ajoutez 60 grammes d’huile d’olive.
Sirop de guimauve. Prenez ; 92 grammes de racine de guimauve sèche; ôtez-en la première écorce; faites bouillir dans 4 litres d’eau pendant dix minutes seulement parce que la racine de guimauve en bouillant plus longtemps formerait un mucilage capable de gâter le sirop ; passez cette décoction par un linge serré et faites-y fondre 2 kilog. de sucre par litre; clarifiez ce mélange au blanc d’œufs; écumez-le avec soin et faites cuire en consistance de sirop; laissez refroidir et mettez en bouteille.
On se sert généralement de ce sirop pour adoucir les tisanes pectorales.
Culture de la guimauve. La guimauve est cultivée en grand par les herboristes et les pharmaciens; elle croît dans tous les terrains, pourvu qu’ils ne soient ni trop marécageux ni trop arides. On la sème au printemps dans une terre bien labourée. En été on sarcle les jeunes semis et on leur donne au moins deux binages. A 1 automne on enlève les jeunes plantes avec la bêche et on les replante en quinconce à 13 à 20 pouces d intervalle. L année suivante on donne encore deux binages et on fait la récolte à l’entrée de l’hiver. On
propage encore cette plante par l’éclat et le déchirement des racines.
UETÜF.
(Famille des Cupuliférdes.)
comme le dit tout le monde, est un des plus
beaux arbres de nos forêts.
Récolté L’écorce destinée à l’emploi médicinal doit PnopBrtTÉs, USAGES. L’écorce du hêtre est ash-in
Si rntf-'* cornue L"
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PRÉPARATIOaXS, doses.
Décoenoiv, (écorce fraîche), 30 grammes;. -(écorce
sèche), 15 grammes, pour un demi-litre d’eau commune que l’on fait réduire do deux tiers par l’éhullition. Cette décoction est sucrée à volonté et administrée tiède avant l’accès présumée de la fièvre.
niEItLE.
Sureau hièble, petit sureau (famille des Caprifoliacées).
Description. Tige herbacée, haute d’un mètre, feuilles finement dentées, fleurs blanches ayant beaucoup de ressemblance avec celles du sureau.
Lieux. Cette plante croît dans les champs et au bord
des chemins.
Récolte. Elle se fait au mois de juin.
Peopriétés, usages. Les fleurs s’emploient dans les mêmes cas que celles du sureau ; prises en infusion, el es
sontbéchiques (contre la toux), expectorantes. L emploi
en est ordonné dans les catarrhes pulmonaires. La racine, l’écorce el la semence (fruit) sont^ en usage principalement comme purgatif. On emploie les feuilles a l’extérieur, en forme de cataplasme, sur les engorgements des articulations, les entorses, les contusions
pour en amener la résolution.
Cazin dit que les feuilles d’hièble et celles d absinthe cuites ensemble et appliquées sur le bas-ventre d’un enfant de dix-sept mois, ont procuré des évacuations abondantes avec expulsion de plusieurs vers vivants.
préparations^ doses.
INFBSION (racine et écorce), IG à 30 grammes par
litre d’eau. ^ . ,,, .
Sirop d’hièble. Prenez ; écorce de racine d hièble
nouvellement cueillie GO grammes, feuilles deux poignées, semence concassée 30 grammes; faites infuser le tout sur les cendres chaudes pendant vingt-quatre heures; faites bouillir ensuite jusqu’à réduction d’un tiers; passez la liqueur et ajoutez 2 livres de sucre, faites cuire le tout en consistance de sirop.
Ce sirop, dit Lemery, purge les sérosités par les selles et les urines. On s’en sert dans l’hydropisie, la goutte, la suppression des menstrues (règles); la dose est depuis 8 grammes jusqu’à 45 grammes.
Onguent contre la goutte. Prenez : 2 livres de feuilles d’hièble fraîches, pilez-les, faites-les bouillir dans une livre de beurre de mai, jusqu’à ce que l’herbe soit sèche et grillée; passez avec e.xpression (Ghomel).