ORGE
(Famille des Graminées.)
L orge est cultivée depuis la plus haute antiquité pour I usage alimentaire et médical.
Propriétés, usages. L’orge est rafraîchissante, apéritive, émolliente, diurétique et nourrissante. Son usa^e en décoction a été en honneur dès le berceau de la médecine. Les anciens l’employaient généralement dans les maladies aiguës et inflammatoires; les irritations
di.
chroniques, la fièvre hccliquc, la phthisie pulmonaire, l’hémoptysie ou crachement de sang, la néphrite ou inflammation des reins ou de la vessie, la diarrhée, la dyssenterie, la gastrite, et dans le traitement des maladies des voies urinaires.
PRÉPARATIONE, DOSES.
Décoction. Orge en entier, une poignée pour un litre d’eau. Après quelques minutes, on jette cette première eau, pour ensuite faire bouillir le grain dans une môme quantité de nouvelle eau ; de cette manière, la boisson est aussi douce que si l’on avait employé 1 orge mondé.
Lavement purgatif. Dans 192 grammes (6 onces), d’une décoction faite avec de l’orge, faites fondre 4 grammes de sel de Glauher et ajoutez une ou deux cuillerées à bouche d’huile d’olive pour un lavement.
Gargarisme pour l’inflammation du gosier. Faites bouillir 32 grammes d’orge dans environ un litre d eau, puis mettez : sommités de ronce, feuilles de plantain et d’aif^rémoine, de chaque une demi-poignée, pour faire une°forte décoction ; passez et faites dissoudre 45 grammes de miel rosat ou même quantité de sirop de mûres.
Tisane acidulée de Tissot. Prenez : orge mondé, G4 grammes (2 onces) ; eau de fontaine, deux litres ; faites bouillir pendant environ une demi-heure : passez et ajoutez 64 grammes de miel et 32 grammes (1 once) de vinaigre. Cette tisane'^est une excellente boisson pour les fièvres inflammatoires. On peut rendre cette tisane plus agréable en y mêlant du suc de citron, du suc d’orange ou de la gelée de groseille. Lorsqu on veut la rendre plus adoucissante, on y ajoute un quart de lait, et on la sucre convenablement. C’est la boisson des phthisiques; elle soutient leurs forces et tempère la cha-
leur fébrile qui les consume. L’eau d’orge blanchie avec le lait est le remède le plus simple et le plus efficace, au commencement des rhumes, surtout lorsqu’ils sont accompagnés de chaleur, de soif »t d’un peu de fièvre.
Crème d’orge aux amandes. Vous pilez de l’orge mondé, bien cuit, avec une douzaine d’amandes douces et une amande amère ; vous le passez à travers un tamis, vous y mêlez du sucre, un peu de fleur d’oranger et suffisante quantité de lait, puis vous faites mijoter cette crème sur un feu doux. On la conseille dans les affections chroniques de la poitrine et du tuhe intestinal
ORIGAIV.
Marjolaine bâtarde, marjolaine sauvage (famille des Labiées).
Description, Tige droite, velue et rameuse ; feuilles garnies de poils et ovalcsj fleurs petites et roses, formant une grosse touffe au sommet de la tige.
Lieux, Cette plante est très-commune dans le midi delà France; elle croît dans les haies, les ccllines, les montagnes ; elle fleurit au milieu de l’été.
Récolte, La récolto doit être faite au moment de la floraison.
Propriétés, usages. L’origan est stimulant, stomachique et expectorant ; on 1 emploie soit en inlusion ou en décoction, dans la débilité de l’estomac, les catarrhes chroniques et particulièrement l’asthme humide; les toux opiniâtres, la suppression des règles, les flatuosités ou vents. On s’en servait autrefois dans les obs-
trucllons des poumons, la jaunisse les pâles couleurs, les indigestions, les rapports aigres.
A l’extérieur, on a recommandé son application, en fomentation, contre les rhumatismes. Les habitants des campagnes hachent de l’origan nouvellement cueilli, l’échauffent en le remuant à sec dans une poêle de fer sur le feu, et l’appliquent chaudement sur les parties atteintes de rhumatisme chronique, et sur le cou, dans les torticolis. Ce moyen réussit souvent : une plante aromatique quelconque produirait probablement le môme effet ; mais l’origan étant très-commun, on s’en sert de préférence (Cazin).
PRÉPARATIONS, DOSES
Infusion (sommités fleuries), 5 à 30 grammes par litre d’eau.
Infusion vineuse. 15 à 30 grammes par litre de vin, pour l’extérieur.
Fomentation contre l’hydrocèle. Sommités d’origan et de thym, de chacun deux poignées ; fleurs de romarin et de roses rouges, de chacune une demi-poignée; faites bouillir le tout dans un litre et demi de vin ; ajoutez à la décoction 16 grammes d’esprit-de-vin, dont on fomentera les bourses.