‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 67 sur 96 · ORTIE · texte numérisé non relu

ORTIE

Ortie brûlanlo, grande ortie, ortie piquante (famille des Urticées).

Chacun connaît l’ortie; ses piqûres cuisantes, son

peu d’éclat, et ses dehors rustiques la tout repousser avec dédain.

Lieux. Les orties croissent dans les lieux incultes, dans les haies, contre les murailles

Propriétés, usages. Chomel a vanté la décoction ou l’infusion des feuilles de cette plante, comme un remède certain contre le crachement de sang et toutes les hémorrhagies.

Cazin dit avoir employé le suc ou jus d’ortie avec un succès presque constant, dans l’hémoptysie ou crachement de sang et surtout dans les pertes utérines.

Le suc d’ortie, dit Lieutaud, introduit dans le nez, arrête l’hémorrhagie.

L’urtication ou l’action de frapper une partie avec des orties vertes, a été mise en usage dans le traitement de plusieurs maladies : c’est ainsi que l’nrtication a été recommandée contre le rhumatisme chronique, la paralysie, l’apoplexie, la léthargie, le choléra.

PRÉPARA.TIOÎIS, DOSES.

Infusion ou décoction (feuilles), 30 à 60 grammes par litre d’eau. Suc exprimé, 30 à 100 grammes.

Potion contre le crachement de sang. Cn prend du suc ou jus dépuré d’ortie 3 onces ; du sirop de consoude une demi-once; on môle le tout, pour une potion à répéter trois fois par jour .

Potion contre la pleurésie. Prenez; Ortie fraîche deux ou trois poignées ; pilez-la légèrement, et faitesla bouillir avec deux onces de bonne huile d’olive, et un verre de vin: passez le tout avec expression et faites prendre au malade que vous tiendrez bien couvert; appliquez le marc en cataplasme sur le côté douloureux, le plus chaudement qu’il sera possible.

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