‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 89 sur 96 · TRÈFLE D’EAU · texte numérisé non relu

TRÈFLE D’EAU

Msnionthc, Ireflô dGS nidrsis (famillG dGs GGntianéGs).

Description. Plante vivace, herbacée, sans tige ; feuilles lisses d’un beau vert, formant trois folioles assez grandes; fleurs très-blanches, réunies en épis ou en grappes le long et au sommet d’un pédoncule commun.

Lieux. Celte plante croît dans les marais et dans les lieux marécageux et aquatiques; elle montre ses jolies fleurs au mois de mai et de juin.

Récolte. On récolte ses feuilles à la fin de l’été pour les conserver. On peut s’en servir à l’état frais pendant toute la belle saison.

Propriétés, usages. Les feuilles de trèfle d’eau sont toniques, anliscorbutiques et fébrifuges. A haute dose elles sont vomitives et purgatives. On s’en sert, en infusion ou en décoction, dans le scorbut, la goutte la suppression des règles par faiblesse, la jaunisse, les pâles couleurs, IcsalTectionsdartreuses, le rachitisme. C’est

surtout contre le scorbut qu’elles ont 6lé employées arec le plus de succès. On peut donner une légère infusion de cette plante toutes les fois qu’on veut accroître le ton et les forces des organes de la digestion, augmenter l’énergie de cette fonction et diminuer les dispositions aux glaires. Cazin associe le trèfle d’eau au cresson et au cochléaria dans le traitement du scorbut ; il dit avoir connu un cultivateur asthmatique qui se soulageait en fumant des feuilles de trèfle d’eau séchées. A haute dose les préparations de cette plante produisent une irritation très-intense de l’estomac et des intestins; c’est pourquoi il ne faut pas oublier que son emploi ne doit avoir lieu que lorsque les organes de la digestion et des intestins sont exempts d’inflammation.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion ou décoction (feuilles), 15 à 30 grammes par litre d’eau.

TUSSILAGE.

Pas d’âne, herbe de Saint-Quentin, taconet (famille des Sjnan-

Ihérées).

Description. Tige droite, rougeâtre et cotonneuse, garnie d'écailles ; feuilles larges, échancrées en coeur, ne paraissant qu’après la floraison ; fleurs jaunes à l’extrémité de la tige.

Lieux. Cette plante croît dans les lieux un peu humides, stériles et sablonneux, aux endroits exposés au soleil.

Récolte. Elle se fait au mois d’avril pour les fleurs, pendant tout l’été pour les feuilles, et en automne pour les racines.

Propriétés, usages. Le tussilage a été employé, dès l’enfance de la médecine, contre les maladies de poitrine, les catarrhes, les rhumes négligés. L’infusion des fleurs et mése des feuilles est un excellent médicament à opposer aux rhumes d’abord et aux catarrhes interlerminables qui fatiguent tant les vieillards {Santé uniterselle). On prend les fleurs en infusion, comme les fleurs de violette, de mauve, de bouillon blanc, pour calmer la toux. Toutes ces boissons auxquelles on ajoute du sucre, du sirop ou du miel, sont très salutaires lorsque la poitrine est vivement irritée. En y ajoutant un peu de lait, on a une espèce d'émulsion qui plaît beaucoup aux enfants et aux femmes délicates. C’est un remède facile, peu dispendieux, qui rend les nuits plus calmes, et qui excite une douce transpiration. Les fomentations de pas-d'âne produisent aussi de trèsbons effets dans les inflammations des yeux, les ulcères, la teigne (Roques).

Le docteur Allen dit que la décoction des feuilles du tussilage, l’emporte sur tous les remèdes qu’on a connus jusqu’à ce jour pour guérir les écrouelles ou scrofules. Les feuilles sèches se fument comme le tabac pour combattre la toux et l’asthme.

Hippocrate faisait usage de la racine dans les affections de poitrine.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion (fleurs), 15 à 20 grammes par litre d’eau.

Cataplasme. Avec les feuilles pilées, crues ou cuites, on fait des cataplasmes émollients et résolutifs.

Sirop. On le prépare comme celui de violette : il est béchique et pectoral ; on s’en sert dans les maladies de poitrine, le.s inflammations des intestins. La dose est do

2 à 4 grammes, deux ou trois fois par jour dans une tisane appropriée.

Remède contre l’extinction de voix (aphonie). Prenez : fleurs de tussilage et de mauve, de chacune une pincée; racine de guimauve 16 grammes, graines de lin renfermées dans un nouet de linge ; réglisse 4 grammes ; versez sur le tout un litre d’eau bouillante, et, après une infusion d’une demi-heure, passez la liqueur pour en faire votre boisson ordinaire.

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