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. L’lîémoglol)ine unie à l’oxygène a reçu le nom à'oxyhé- ■moiilohine.
Propriétés optiques de l’hémoglobine. — Quand on prépare une solution dans l’eau d’hémoglobine, ou quand on ajoute à l’eau pure quelques centimètres cubes de -sang dans un verre à expérience) on obtient un liquide
Fig. 5. — Spectroscope à deux prismes disposé pour l’observation des bandes d’absorption du sang dilué.
de couleur rouge qu’il est très facile d’observer au spectroscope.
La première condition à remplir, c’est de régler l’instrument représenté par la figure 5; on dispose devant la fente la flamme blanche bien éclairante d’un bec de gaz, on enlève d’abord les prismes P et P' et on fixe directement l’axe de la lunette B dans l’axe du premier tube qui porte la fente et une lentille convergente achromalique, la fente se trouvant au foyer principal de cette lentille : on
fait mouvoir l’oculaire de la lunette jusqu’à ce que les bords de la fente vivement éclairée soient aussi nets que possible. Le prisme P' est mis en place, les rayons émis par la fente tombent parallèles sur la première face du prisme, se réfractent deux fois et donnent un beau spectre que l’on aperçoit tout entier. En déplaçant convenablement la lunette, on distingue les sept couleurs primitives du spectre : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge.
Dans un tube à essai maintenu verticalement par un support, on verse une solution fortement colorée de sang dans l’eau distillée, et le tube est placé entre la fente et la source de lumière; on voit que toute la partie droite du spectre est absorbée et remplacée par une large bande noire, tandis que la partie rouge persiste : c’est comme si l’on avait placé un verre rouge devant la fente.
Mais le phénomène change complètement si l’on dilue le sang davantage : prenons, par exemple, un centimètre cube de sang de bœuf que nous agitons avec 99 centimètres cubes d’eau dans une éprouvette graduée; en examinant le liquide rouge, toutes les couleurs du spectre apparaissent, mais on reconnaît deux larges bandes obscures dont la position est constante, l’une plus étroite, l’autre plus large, situées entre les raies D et E de Frauenhofer; l’addition d’un réactif absorbant l’oxygène, tel que le sulfliydrate d’ammoniaque, fait disparaître les bandes de l’hémoglobine oxygénée, qui sont remplacées par une seule bande dont la position est intermédiaire et présente des bords moins bien limités.
Dans l’empoisonnement par l’oxyde de carbone, Claude Bernard a démontré que le gaz toxique chasse l’oxygène de sa combinaison avec l’hémoglobine et prend sa place, volume à volume; l’addition de sulfliydrate d’ammoniaque ne fait plus disparaître les deux bandes, dont la persistance indique la combinaison de l’hémoglobine avec l’oxyde de carbone.
Ce procédé de recherche qualitative est encore em-